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Lancement de «J’ai ma passe» pour soutenir le tramway

Une controverse politique a éclaté à l’hôtel de Ville à ce sujet

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Pierre Moreau, directeur général de Restos Plaisirs, Rémy Normand, vice-président du comité exécutif à la Ville de Québec, Julie Bédard, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, et Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transport viables, ont lancé hier le mouvement « J’ai ma passe » en guise de soutien au Réseau structurant.

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À l’instar de « J’ai ma place » pour l’amphithéâtre, le mouvement « J’ai ma passe », qui vise à soutenir le Réseau structurant de transport en commun de Québec, a été lancé mardi par une coalition de gens d’affaires et de groupes environnementaux.

Le vaste regroupement réunit des organismes aussi divers que la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Accès transports viables (ATV) ou encore Industrielle Alliance. 

Ce laissez-passer donne droit, dès maintenant, à des rabais chez les commerçants participants. « J’ai ma passe » compte, pour le moment, quelque 30 commerçants participants et 25 partenaires financiers ou de soutien. Le mouvement vise à obtenir 20 000 adhérents d’ici l’automne 2019. 

Les citoyens peuvent s’inscrire au www.jaimapasse.org et recevoir gratuitement leur carte d’adhérent par la poste. La carte permettra notamment de participer aux célébrations des moments clés lors de la réalisation du Réseau structurant.

Étienne Grandmont, directeur général d’ATV, a fait savoir que « J’ai ma passe » ne vise pas particulièrement à régler l’enjeu du financement – toujours pas bouclé – du Réseau. Le mouvement souhaite plutôt prévenir « les écueils » qui risquent de survenir au cours des travaux d’envergure liés à la construction du Réseau, a-t-il spécifié. Il a ajouté que le mouvement a amassé 100 000 $ de fonds privés.

Controverse politique 

Mardi soir, à l’hôtel de ville de Québec, le lancement de « J’ai ma passe » a été accueilli froidement par l’opposition de Québec 21. « On s’attache avec un slogan que tout le monde connaît – “J’ai ma place” – qui est relié à la sensibilité des gens de Québec pour le retour d’une équipe de hockey. C’est cheap et malhonnête », a regretté le conseiller Patrick Paquet. 

Selon lui, « quand on fait signer quelque chose, on ne donne pas de bonbons. Il n’y a pas un 25 cents ou un pourcentage de 10 % de rabais qui se rattache à notre signature. Est-ce que les gens vont adhérer à “J’ai ma passe” ou aux rabais ? »

« C’est quoi le problème ? »

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a plutôt salué l’initiative de « J’ai ma passe ». « Le fait de lier ça à des avantages (les rabais), c’est quoi le problème ? Je n’en vois pas fondamentalement. Il n’y a pas de lien avec les Nordiques. C’est un petit clin d’œil qu’on fait », a-t-il assuré.

D’autre part, une certaine confusion a régné quant à l’usage précis de 20 000 $ de la Ville de Québec. Selon M. Normand, la municipalité compte investir cette somme pour de « l’espace publicitaire » dans le cadre de la campagne « J’ai ma passe ». Québec 21 a immédiatement dénoncé « l’utilisation de fonds publics pour payer une campagne médiatique ». 

Or, en fin de soirée, Étienne Grandmont a fait savoir que cette somme de 20 000 $ a plutôt été utilisée ces dernières semaines « pour faire de la recherche et des focus group ».

Ce qu’ils ont dit

« Il y a un consensus important à Québec pour le réseau structurant. “J’ai ma passe” vise à donner une voix à ce consensus pour qu’il puisse se faire entendre. » 

-Julie Bédard, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec

« Un système de transport en commun efficace, c’est un prérequis pour les entrepreneurs à la recherche de main-d’œuvre. » 

-Pierre Moreau, directeur général de Restos Plaisirs 

« Les jeunes prennent de moins en moins leur permis de conduire et recherchent un mode de vie différent du “tout à l’auto”. Si Québec veut garder sa jeunesse, il faut lui offrir du transport en commun efficace. » 

-Alex Tremblay-Lamarche, Jeunes de Québec pour la mobilité durable

« C’est un excellent projet qui reprend les meilleures idées des 30 dernières années en mobilité durable. Il doit se réaliser sans attendre. » 

-Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale