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Le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu conteste des blâmes

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Le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, récemment blâmé pour des manquements à l’éthique, conteste la décision à cause « d’une apparence de partialité » et demande qu’un nouveau juge se pencher sur son dossier.

 

« Le demandeur n’a plus aucune confiance dans le tribunal qui le juge en plus d’être incapable de discuter une peine possible sur des manquements qu’il considère aller à l’encontre de ses droits fondamentaux », dénonce Alain Laplante dans une demande en révision judiciaire déposée jeudi dernier en Cour supérieure.

Depuis l’élection en 2017, la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu est secouée par des conflits, alors que le parti du maire ne détient que 4 des 13 sièges à l’hôtel de ville et est en constante opposition avec le reste du conseil.

Selon la requête, la tension a culminé lorsque le chef de cabinet du maire, Guy Grenier, a été congédié par les élus de l’opposition. M. Grenier conteste son congédiement devant la Cour supérieure.

Manquements

La Commission municipale du Québec (CMQ) a conclu que M. Laplante avait commis des manquements dans ce dossier, notamment en agissant « contre les intérêts de la Ville ».

Le maire n’est pas du même avis.

« [Il] prétend avoir posé tous les gestes qu’on lui reproche dans ces supposés manquements dans le but de défendre l’intérêt public et afin d’éviter des dépenses inutiles pour la Ville en raison d’une attaque politique à son endroit par l’intermédiaire du congédiement sans fondement d’un employé de la Ville », écrit-il dans sa requête.

Alors que la CMQ souhaite le sanctionner, il poursuit en indiquant qu’il lui est aussi impossible de fournir « une défense pleine et entière » tant que la Cour supérieure ne se sera pas prononcée sur « la légalité » du congédiement de son ancien chef de cabinet.

Prendre en défaut

M. Laplante affirme également que le jugement de la CMQ « révèle une tendance évidente à le prendre en défaut », lui faisant ressentir « une crainte réelle de partialité » et lui enlevant confiance dans le processus d’enquête en cours.

Le maire Laplante devait être entendu aujourd’hui par la CMQ concernant la nature de la sanction pour les manquements qui lui sont reprochés. Il demande toutefois dans sa requête que cette audience soit remise à plus tard, le temps qu’un juge « indépendant » se penche sur la situation.

– Avec Michaël Nguyen

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