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Parti populaire du Canada: Bernier pourrait appuyer une loi antiavortement

Le chef du PPC a présenté mardi 10 candidats en vue des élections

Maxime Bernier
Photo d'archives Maxime Bernier

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Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, n’exclut pas de voter en faveur d’une loi qui viendrait restreindre le droit des femmes à l’avortement.

« Je déciderai [de ma position] en temps et lieu si un de nos candidats dépose un projet de loi qui restreint l’avortement. À ce moment-là, je lirai le projet de loi et je voterai en conséquence », a indiqué M. Bernier, hier, en marge d’une conférence de presse où il présentait 10 candidats de la région de Québec et de l’est de la province.

« S’il y a un gouvernement du Parti populaire, il y a un risque – un beau risque – qu’il y ait un débat sur l’avortement. Le Parlement est là pour ça : débattre de différentes idées », a-t-il ajouté.

Le Parti populaire n’aura jamais de position officielle sur la question, a précisé M. Bernier. D’ailleurs, si un vote à la Chambre des communes devait avoir lieu sur la question, ses députés seraient libres de voter selon leur conviction personnelle.

« Parmi nos candidats, certains sont pro-vie, d’autres pro-choix, et ça représente bien la population canadienne », s’est réjoui M. Bernier.

Sur Twitter, la députée libérale du Québec Marie Montpetit a invité M. Bernier à préciser sa position sur l’avortement. « Maxime Bernier, merci de préciser votre pensée, sinon je vous précise la mienne : je travaillerai personnellement et activement contre vous aux prochaines élections », a-t-elle indiqué.

Pour sa part, la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, a tenu à réitérer la position du gouvernement du Québec sur la question.

« Le droit à l’avortement est un acquis important pour les femmes. Les Québécoises pourront toujours compter sur notre gouvernement pour défendre ce droit », a-t-elle écrit sur Twitter.

Neuf hommes, une femme

Parmi les dix candidatures révélées par M. Bernier, on compte une seule femme, soit Alicia Bédard, bachelière en relations industrielles de l’Université Laval. Cette faible représentation des femmes ne dérange pas le chef du PPC, qui ne va « pas faire d’efforts à outrance pour recruter des femmes ».

« On ne s’est pas fixé de quota. Et je suis bien content d’avoir une femme avec nous aujourd’hui. [...] Nous avons pris des candidats qui étaient intéressés à représenter les valeurs du parti, peu importe leur sexe ou leur origine », a indiqué M. Bernier.

L’ex-candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada ne croit pas que ses idées peinent à rejoindre les femmes. « Certaines femmes ont d’autres priorités que [de s’impliquer] en politique activement. C’est quand même tout un sacrifice d’être candidat ou candidate pour un parti politique », a-t-il dit.

M. Bernier promet qu’un candidat du PPC sera en lice dans chacune des 338 circonscriptions fédérales lors des élections du 21 octobre 2019.

Parmi les 10 candidats présentés mardi figure Ken Pereira, un ex-syndicaliste notamment connu pour avoir été un lanceur d’alerte concernant la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction.

Il tentera sa chance dans la circonscription de Portneuf–Jacques-Cartier, actuellement représentée par le conservateur Joël Godin.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.