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Un moniteur de camps d’été qui a agressé deux jeunes

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Plus de 37 ans après avoir été agressés par leur moniteur de camps d’été, deux hommes sont venus raconter les « conséquences sournoises » des agressions sur leur vie.

Accusé d’attouchements et de contacts sexuels sur deux enfants de dix ans alors qu’il était moniteur dans un camp d’été au lac Sept-Îles au début des années 1980, Michel Goulet avait rapidement plaidé coupable au début mars. Ses deux victimes ont cependant tenu à révéler les conséquences de ces gestes sur leur vie 37 ans plus tard.

« J’ai une belle famille, j’ai du succès », a d’abord dit la première victime, aujourd’hui médecin spécialiste. « Les conséquences sont plus pernicieuses et sournoises », a-t-il confié en disant vivre avec une « culpabilité persistante ». L’autre victime, un intervenant de la DPJ, estimait qu’il ne pouvait offrir un « sauf-conduit à cet homme » alors qu’il travaille avec rigueur pour protéger des enfants à la DPJ.

« Remords »

Le moniteur était « extrêmement charmant » selon ce qu’ont raconté les victimes. Des touchers sur et autour des parties génitales alors qu’ils se trouvaient en camping avec l’accusé ont été dénoncés par les victimes.

Pour sa part, l’avocat de Michel Goulet — rien à voir avec le célèbre joueur de hockey — a fait valoir que l’accusé avait une « empathie réelle » pour les victimes et des « remords » qui l’ont amené à consulter de lui-même un sexologue dans les années 1990, et ce, bien avant les accusations. L’homme de 55 ans avait 19 ans au moment des faits.

Ainsi, des travaux communautaires sont demandés par la défense alors que la couronne souhaite une peine d’emprisonnement de 12 mois dans la collectivité. Le juge a pris la cause en délibéré.