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Washington soupçonne Damas d'attaque chimique

Washington soupçonne Damas d'attaque chimique

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WASHINGTON | Les États-Unis ont fait état mardi d'«indications» selon lesquelles le régime de Bachar al-Assad aurait mené une nouvelle «attaque» chimique en Syrie, menaçant de représailles.

Dans un communiqué, le département d'État américain évoque une «attaque présumée au chlore dans le nord-ouest de la Syrie au matin du 19 mai».

«Nous sommes encore en train de recueillir des informations sur cet incident, mais nous réitérons notre avertissement, si le régime Assad utilise des armes chimiques, les États-Unis et nos alliés répondront rapidement et de manière appropriée», a déclaré Morgan Ortagus, porte-parole de la diplomatie américaine.

Le président américain Donald Trump a fait du recours à des armes chimiques une ligne rouge et a déjà ordonné à deux reprises des frappes contre des cibles du régime de Damas: en avril 2017 en représailles à une attaque meurtrière au gaz sarin, et un an plus tard, avec la France et le Royaume-Uni, en réaction à une attaque chimique contre des civils à Douma.

Selon la porte-parole du département d'État, cette nouvelle «attaque présumée» fait «partie de la campagne violente menée par le régime Assad qui viole un cessez-le-feu qui a protégé des millions de civils dans la province d'Idleb».

«Les attaques du régime contre les communautés du nord-ouest de la Syrie doivent cesser», a-t-elle affirmé.

Là aussi, «les États-Unis réitèrent leur avertissement, adressé par le président Trump en septembre 2018: toute attaque contre la zone de désescalade d'Idleb serait une escalade irréfléchie qui menacerait de déstabiliser la région».

Depuis fin avril, les forces syriennes et leurs alliés russes ont intensifié les attaques dans la province d'Idleb, zone pourtant dite «de désescalade» depuis septembre, faisant planer la crainte d'une offensive de grande ampleur pour reprendre le contrôle de cette dernière enclave tenue par des groupes jihadistes, dont Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda).