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Capitales : la persévérance de Tyson Gillies

Capitales : la persévérance de Tyson Gillies
Photo JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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QUÉBEC – Le nouveau voltigeur de centre des Capitales de Québec, Tyson Gillies, doit composer avec la surdité depuis sa naissance. Malgré ce handicap, le Canadien de 30 ans a été en mesure de percer au niveau professionnel grâce à sa détermination.

«J’avais quatre ans et demi quand j’ai appris que j’étais sourd. J’étais capable de lire sur les lèvres du monde, mais je ne les entendais pas. C’est comme ça que je me suis rendu compte qu’il y avait quelque chose de pas normal», se rappelle Gillies.

À ce moment, Gillies a ressenti énormément de frustrations parce qu’il avait de la difficulté à communiquer avec les gens autour de lui. «J’ai eu beaucoup de problèmes quand j’étais petit parce que les personnes autour de moi pensaient que j’étais quelqu’un qui n’écoutaient juste pas, mais ce n’était pas le cas», rigole le principal intéressé qui en parle avec plus d’aisance qu’auparavant.

«Il y a eu une époque où je n’aimais pas trop en parler, mais maintenant je n’ai aucune gêne. J’aime échanger avec des jeunes personnes sourdes pour mieux leur expliquer comment vivre en étant sourd», assure le choix de 25e ronde des Mariners de Seattle au repêchage des ligues majeures en 2006, qui traîne un appareil auditif pour arriver à comprendre les gens.

Un joueur comme les autres

Même si Gillies peut paraître différent des autres en raison de son handicap, c’est loin d’être le cas. Dès son arrivée dans la Vieille Capitale, l’ancien des Champions d’Ottawa n’a pas eu trop de difficultés à se fondre dans la masse.

«Il est entré dans le vestiaire et il a mis les choses au clair avec les autres joueurs. Il leur a dit que malgré son handicap, il n’avait pas besoin d’une vignette de stationnement pour personnes handicapées. Tyson (Gillies) n’a pas eu de difficultés à s’intégrer», a confié le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini.

À toutes les fois que Gillies saute sur le terrain, il doit se mettre dans sa zone de confort pour être certain d’être alerte. «Je ne suis pas capable d’entendre les insultes des gens, donc ça me permet d’être toujours concentré, dit-il en riant. Par contre, je dois toujours porter attention à ce qui se passe autour pour être concentré.»