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Harvey-Pinard : du père dans le nez

Le capitaine des Huskies, Rafaël Harvey-Pinard, espère éveiller l’œil de recruteurs de la LNH pendant son séjour à Halifax. 
Photo Agence QMI, John Morris Le capitaine des Huskies, Rafaël Harvey-Pinard, espère éveiller l’œil de recruteurs de la LNH pendant son séjour à Halifax. 

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HALIFAX | La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. L’expression colle parfaitement au capitaine des Huskies, Rafaël Harvey-Pinard, qui a appris à se défoncer sur la patinoire comme le faisait son père aux commandes de sa pizzeria du Saguenay.

Le nom du petit attaquant est synonyme de travailleur infatigable aux quatre coins de la LHJMQ. Cette qualité tant recherchée par les organisations professionnelles n’est pas étrangère au fait que le paternel lui a inculqué l’importance de se dévouer corps et âme pour réussir.

« J’ai appris beaucoup de mes parents. Au début de son restaurant, mon père travaillait sept jours sur sept, de 8 h le matin à 7 h le soir, a confessé le meilleur pointeur de la finale de la Coupe du Président avec huit buts et 14 points en seulement six rencontres. J’ai un peu retenu de lui par rapport à ça. Je suis un travaillant dans tout ce que j’entreprends aussi. »

Le rêve de la LNH

Si la Pizzeria Davis d’Arvida figure parmi les plus connues au pays des bleuets, l’acharnement d’Harvey-Pinard pourrait bien le conduire vers les plus hautes sphères de son sport. Et difficile de trouver mieux comme scène que la grande finale du hockey junior canadien pour impressionner les recruteurs d’équipes de la LNH à la recherche de la perle rare, lui qui n’appartient à aucun club majeur.

« C’est une très belle visibilité, il y aura beaucoup de recruteurs et même des directeurs généraux [pendant le tournoi], a soutenu le patineur de 5 pi 9 po et 171 lb. Mais en fin de compte, je ne veux pas me mettre de la pression avec ça. Je veux donner mon 100 % pour l’équipe et on verra ce qui arrivera par la suite. Ça peut me permettre d’avoir une invitation. »

L’été dernier, Harvey-Pinard avait suffisamment impressionné la direction des Golden Knights de Vegas pour obtenir une invitation au camp principal, où il avait pu côtoyer un certain Jonathan Marchessault, lequel s’est hissé au rang de super-vedette à force de bûcher après avoir été ignoré au repêchage.

Malgré ses qualités offensives indéniables et son cœur au ventre, celui que l’on surnomme « RHP » manque toutefois de vitesse aux yeux de recruteurs pour évoluer au sein de la plus prestigieuse ligue au monde. Le temps pourrait jouer en sa faveur. À moins d’une surprise, Harvey-Pinard complétera son stage junior l’an prochain, alors qu’il occupera un casier de 20 ans dans le circuit Courteau.

Souvenirs Memorial

Harvey-Pinard a grandi en regardant de grands noms soulever la coupe Memorial. Il espère les imiter dimanche prochain.

« Je me rappelle quand je voyais les équipes lever la coupe à la fin du tournoi, à quel point ça avait l’air incroyable. En 2016, j’étais devant mon téléviseur quand les Huskies ont joué en finale. Les Mitch Marner, les Timo Meier, Francis Perron, tous d’excellents joueurs ; et de pouvoir vivre cette expérience-là, ça va être le fun. »