/portemonnaie/business
Navigation

Révolutionner les pratiques pour sauver la Terre : 3 réponses aux enjeux climatiques

Révolutionner les pratiques pour sauver la Terre : 3 réponses aux enjeux climatiques
Crédit Photo: Unsplash

Coup d'oeil sur cet article

C2 Montréal, ce n’est pas que des chaises perchées au plafond et des food trucks. C’est aussi des conférences qui côtoient notre avenir parfois incertain. Ce matin, une conférence a laissé trois acteurs du milieu proposer des réponses créatives aux enjeux climatiques.

Manger de la vraie viande sans tuer de vache

Pour commencer, il va falloir chasser (wink wink) l’exploitation animale de nos pratiques. C’est ce que propose le sociologue Jacy Reese.

Révolutionner les pratiques pour sauver la Terre : 3 réponses aux enjeux climatiques
Crédit Photo: Louis Delisle

Cofondateur du Sentience Institute, une organisation visant à étendre le code moral de l’humanité, il a discuté de l’impératif pour nous d’arrêter d’exploiter les animaux.

Pour lui, la production animale est inefficace puisqu’elle doit tenir compte des cycles biologiques d’êtres vivants complexes, elle est polluante et dangereuse pour la santé de tous.

La mesure phare proposée par M. Reese est de bannir les abattoirs, une proposition que 47% des Américains approuveraient selon lui. De même, 32% de nos voisins du Sud penseraient que les animaux méritent de jouir des mêmes droits que les humains de ne pas être maltraités et exploités.

Il promeut ainsi un changement social majeur dans les pratiques agricoles et alimentaires du genre humain.

On connaît déjà le Beyond Meat, une alternative qui s’est imposée dans la restauration rapide. Mais il y a plus que ça, nous dit Jacy Reese.

Il y a la viande in vitro, la clean meat en anglais. Il s’agirait de cultiver de la viande de manière artificielle à partir de cellules souches. On pourrait donc manger de la viande sans tuer d’animaux.  

Imaginez manger un burger juteux sans que votre meilleur chum végane vous fasse un sermon sur la souffrance animale. Eh ben, dans pas long il sera possible de lui répondre: «t’inquiète, c’est du steak haché de laboratoire».

C’est beau la technologie au service de la réconciliation entre véganes et carnivores.

Pour plus parler de cela, Jacy Reese a été rejoint sur scène par une jeune chercheuse de 15 ans.

Révolutionner les pratiques pour sauver la Terre : 3 réponses aux enjeux climatiques
Crédit Photo: Louis Delisle

Elle s’appelle Isabella Grandic, se spécialise en agriculture cellulaire et prévoit de «résoudre les grands problèmes dans le monde».

Et ça commence par votre assiette.

Implanter la soutenabilité là où elle n’est pas

Daniela Bohlinger vient d’Allemagne. Elle est directrice du design durable pour le constructeur automobile BMW. Grâce à elle, vous pourrez conduire une BMW sans avoir l’air un pollueur sans cœur.

Révolutionner les pratiques pour sauver la Terre : 3 réponses aux enjeux climatiques
Crédit Photo: Louis Delisle

Elle a introduit l’ecodesign à BMW à travers le projet I qui vise à concevoir une voiture électrique dont tous les processus de production et les matériaux ont été revus afin d’avoir un impact «écopositif».

Pour elle, «la soutenabilité doit faire partie de l’ADN du produit», elle doit être présente en tout temps et s’imposer comme une incontournable préoccupation pour les responsables de l’organisation.

Bien sûr, tout ça a un coût. «La soutenabilité n’est pas gratuite. C’est un investissement pour le futur», a déclaré la stratège en développement durable durant sa conférence.

Partager les réalités inconnues avec le monde

Que pourrait nous apprendre une photographe en matière d’environnement?

On ne parle pas de nos selfies du dimanche aux tam-tams de Mont-Royal. Rena Effendi utilise la photo pour éveiller la conscience plutôt que les likes.

Révolutionner les pratiques pour sauver la Terre : 3 réponses aux enjeux climatiques
Crédit Photo: Louis Delisle

Photographe primée de National Geographic, elle montre à travers ses clichés le quotidien des cultivateurs et cultivatrices de café à travers le monde.

Zimbabwe, Colombie, Indonésie, Éthiopie, Guatemala sont autant de destinations où des paysans s’affairent à faire perdurer une culture ancestrale tout en s’adaptant aux nécessités soutenables d’aujourd’hui.

Mme Effendi révèle que, derrière la robotisation des processus, réside une pratique humaine artisanale qui fait vivre des centaines de communautés rurales à travers le monde.

C’est d’elles que dépend la production de café, et c’est elles qui peuvent la rendre plus conforme à la sauvegarde de l’environnement.

Suivez-nous sur
les réseaux sociaux