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[EN IMAGES] Collision en basse-ville de Québec: le conducteur n’avait pas les facultés affaiblies

L’accident fait une douzaine de blessés, mais heureusement aucun mort

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La police de Québec tentait toujours de déterminer, jeudi, si le conducteur de 47 ans qui a percuté à vive allure un immeuble la veille, blessant douze personnes, a enfreint la loi, ou s’il a simplement été victime d’un malaise.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Vingt-quatre heures après la spectaculaire collision, qui n’a miraculeusement fait aucun mort, les enquêteurs étaient toutefois en mesure de confirmer que l’homme n’avait pas les facultés affaiblies par la drogue ou par l’alcool.

Photo Agence QMI, Guy Martel

«L’enquête est toujours en cours dans ce dossier. À l’heure actuelle, on n’exclut pas la thèse de l’infraction criminelle ou du malaise», a affirmé Cyndi Paré, porte-parole au Service de police de la Ville de Québec.

 

Photo Agence QMI, Guy Martel

Ainsi, même si des témoins affirment qu’il roulait à haute vitesse sur le boulevard Charest et en sens inverse par moment, certains évoquant plus du double de la limite permise, le quadragénaire n’est pas officiellement un suspect dans cette affaire, du moins pour le moment.

Capture d'écran TVA Nouvelles

«Il n’y a eu aucune arrestation dans ce dossier à l’heure actuelle», spécifie Mme Paré.

«Privilégiés»

Mercredi, le VUS de l’homme a été impliqué dans une violente collision avec une autre voiture, à l’intersection de la rue Saint-Vallier, son véhicule allant ensuite s’encaster brutalement dans la salle à manger d’un espace de travail partagé.

Capture d'écran TVA Nouvelles

«On se sent très chanceux ce matin, parce que quinze minutes avant, j’étais assis avec des collègues à l’endroit où la voiture est entrée», a confié Alain Dubé, qui est allé vider son bureau, jeudi matin, anticipant un long retour à la normale.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Il espérait aussi pouvoir prendre des nouvelles de ses collègues. «On va se tenir ensemble», promet-il, toujours ébranlé.

Selon plusieurs travailleurs, la plupart des personnes blessées ont obtenu leur congé de l’hôpital. La police n’avait pour sa part aucune mise à jour à offrir concernant la condition des trois personnes ayant subi des blessures plus sérieuses, mais ne mettant pas leur vie en danger.

 

Capture d'écran TVA Nouvelles

«Ils vont mieux. Certains sont touchés plus gravement, mais dans l’ensemble, c’est assez léger comme blessures. Il y a eu plusieurs chocs nerveux», décrit Luc Savard, employé au Fonds d’emprunt Québec.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Joel Rioux, directeur de la Ruche à Québec, se considérait lui aussi «privilégié» d’être en vie, ayant quitté l’endroit une vingtaine de minutes avant la collision. «Il y a eu beaucoup de courage. Ce ne sont pas des événements qui sont faciles à vivre», admet-il.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Denys Royer, un brigadier scolaire, était également toujours sous le choc, lui qui a failli être percuté par le véhicule quelques centaines de mètres avant l’impact final. «C’est ce matin que je réalise [ce qu’il s’est passé]. J’ai des sueurs, j’ai des tremblements, j’ai les émotions dans le piton», dit-il.

Dégâts importants

Le choc a été si puissant qu’il a fait voler en éclat deux fenêtres de l’autre côté de l’édifice inauguré à la fin de l’année 2018. Selon son copropriétaire, Georges Blouin, les dommages totalisent sans doute «quelques centaines de milliers de dollars».

«Il y a eu une déflagration qui a causé un petit tremblement», remarque-t-il, si bien que des experts se déplaceront pour s’assurer que la structure, la plomberie et les différents équipements n’en ont pas souffert.

Photo courtoisie Georges Blouin
Photo Jean-François Racine

«Là, on est en mode reconstruction [du local touché], puis également relocalisation, car il faut penser aux activités commerciales du local touché», ajoute-t-il, évoquant «au moins deux à trois mois» de chantier.
 

Une folle course  

1. Un véhicule circulant à vive allure sur Charest en direction est aurait bifurqué de sa trajectoire pour poursuivre sa course en sens inverse.  

2. Il aurait utilisé le sens contraire quelque part entre les rues Durocher et Victoria.  

3. L’accident entre les deux voitures est survenu à l’intersection Saint-Vallier et Charest.  

4. Après l’accident, dans la courbe, les voitures ont franchi le terre-plein central avant l’impact final sur l’immeuble.  

5. Un incendie éclate et une deuxième alarme est nécessaire. Évacuation complète de l’immeuble.  

Tous en panique  

«J’ai pris la réceptionniste et je l’ai aidée à sortir. J’ai crié parce que j’avais peur que ça explose encore plus. C’était pénible et assez périlleux. Je pensais au départ que c’était une bombe. J’aurais pu y passer. Beaucoup de gens ont eu de la chance.»  

– Christine Roy  

«J’ai dit aux enfants de courir. J’ai entendu le véhicule, et rendu à moi, il était en sens contraire. Je pense qu’il était à 160 km/h. J’ai un ange gardien quelque part. À la vitesse qu’il allait, s’il réussissait à passer la courbe, c’est un champion»  

– Denis Royer, brigadier scolaire  

«Je pensais à un tremblement de terre. Quand je suis arrivée, je voyais des gens sortir de la bâtisse, dont une avec la face pleine de sang, le linge déchiré.» 

– Audrey Rioux  

«Je croyais que l’étage tombait.»  

– Éric Blouin