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Retour du baseball: Alain Bouchard, un investisseur optimiste

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel L’homme d’affaires Alain Bouchard ressent de bonnes vibrations quant au retour du baseball majeur à Montréal.

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Connaissez-vous beaucoup de villes qui rendent hommage à une équipe sportive disparue qui les a représentées il y a longtemps ? Pour la deuxième fois en moins de deux mois, un banquet a eu lieu hier soir au Grand Quai du port de Montréal pour souligner le 50e anniversaire de la première saison des Expos.

Le fondateur de l’équipe, Charles Bronfman, était l’invité d’honneur. Il était entouré notamment de ses anciens joueurs Claude Raymond, Steve Rogers et Andre Dawson.

Fernand Lapierre, premier organiste des Expos, s’occupait du volet musique. Rodger Brulotte, qui a fait tous les métiers au sein de l’organisation, animait la soirée.

Le party a levé lorsque l’impayable Bill Lee est entré dans la place, coiffé du couvre-chef bleu-blanc-rouge des Expos, l’un des plus vendus, croyez-le ou non, sur le marché des casquettes de baseball.

Un vrai tourbillon, ce Bill !

Entente pour le terrain

Plusieurs personnes de la communauté avaient payé le gros prix pour assister à cette soirée-bénéfice. Les grands gagnants sont Baseball Québec et la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants qui hériteront des profits de ces agapes.

Stephen Bronfman, porte-parole du groupe d’investisseurs québécois désireux de ramener une concession du baseball majeur à Montréal, n’avait rien à annoncer en ce qui touche à la façon dont le projet pourrait se réaliser.

Mais on a appris que le groupe immobilier Devimco s’est entendu avec sa société Claridge pour acheter le terrain sur lequel la construction d’un nouveau stade est souhaitée au bassin Peel.

En ce qui a trait aux infrastructures, on sait depuis longtemps que le Groupe Montréal a établi un contact avec la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec. Une station du Réseau express métropolitain serait construite au bassin Peel, site projeté du stade.

On entend par ailleurs que la participation du gouvernement québécois serait sous forme de prêt.

6,5 ou 7 sur 10

Cela dit, ils étaient plusieurs convives à faire montre d’optimisme. On retrouvait parmi eux Alain Bouchard, cofondateur et président du conseil d’administration de la chaîne de dépanneurs Couche-Tard. Sa fortune est estimée à 3,9 milliards $.

M. Bouchard a fait une entrée discrète dans le groupe de Stephen Bronfman, qui comprend quatre autres grosses pointures de l’entrepreneuriat québécois.

Il s’agit de Stéphan Crétier, de GardaWorld, Mitch Garber, qui est impliqué financièrement dans plusieurs entreprises, Eric Boyko, de Stingray, et Larry Rossy, de Dollarama.

M. Bouchard ressent de bonnes vibrations quant à la réalisation du projet.

« Je suis optimisme », a-t-il dit.

« Sur une échelle de 10, je dirais qu’on est à 6,5 ou 7. Quand je donne une note supérieure à 5 à quelque chose, les gens de ma compagnie me disent que c’est qu’on a un deal. »

Le bon vieux parc Jarry

Natif de Chicoutimi, M. Bouchard a débarqué à Montréal en 1967, l’année de l’Expo. Deux ans plus tard, il vivait l’arrivée des Expos.

« J’aime le baseball », a-t-il continué.

« J’allais au parc Jarry, mais moins au Stade olympique. J’assistais aux matchs avec mon beau-père, qui aimait bien la bière. Au parc Jarry, il s’occupait d’entrer avec un six pack. C’est moi qui payais », a-t-il ajouté dans un grand éclat de rire.

M. Bouchard a commencé au bas de l’échelle. Alors qu’il était aux études, il a travaillé comme installateur de rouleaux de fils dans une filature. Il a eu aussi un emploi à la biscuiterie Christie.

Quand son frère a acheté un dépanneur Perrette, il a commencé à l’aider. En 1980, il fondait sa propre chaîne, qui est devenue un géant dans le domaine. Il est très élogieux à l’endroit de Stephen Bronfman.

« Il fait un travail extraordinaire », a-t-il affirmé.

« Il est le moteur de notre groupe. Il veut ramener le baseball à Montréal pour les bonnes raisons. Il ne veut pas que ça devienne un autre échec. »

On parle quand même d’un projet dont le coût va s’élever dans les milliards de dollars.

« On est très sérieux », a continué M. Bouchard.

« Notre groupe aime Montréal et le baseball. Je pense qu’on aurait le soutien de la population. On travaille fort. On est à la fois proche et loin, mais on est crédible. J’y crois. »