/news/currentevents
Navigation

Zoo de Saint-Édouard: euthanasier les animaux plutôt que les soigner?

Coup d'oeil sur cet article

 Le propriétaire du zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé, arrêté hier pour cruauté animale, préférait opter pour l’euthanasie plutôt que de soigner ses bêtes. 

 Au point où le vétérinaire qui traitait les animaux avait renoncé en 2018 à travailler pour Normand Trahan, car celui-ci ne suivait pas ses recommandations, selon des documents obtenus par TVA Nouvelles. 

 M. Trahan a été remis en liberté sous plusieurs conditions au terme de sa comparution au palais de justice de Trois-Rivières, où il a été accusé de deux chefs de cruauté et de négligence envers les animaux. Son retour en cour est prévu le mois prochain. 

 Lorsqu’on lui suggérait, par exemple, d’effectuer des radiographies sur des animaux dont l’état de santé le commandait, le propriétaire du zoo refusait pour des raisons strictement financières. 

 Deux investisseurs de la région de Montréal qui s’étaient montrés intéressés l’an dernier à acquérir le zoo n’ont pas été réellement surpris en apprenant l’arrestation de son propriétaire et les accusations portées à son endroit. 

 «C’est une chose, ce que les visiteurs voyaient [de l’extérieur], mais ça en est une autre, ce qui se trouvait à l’intérieur de cette entreprise-là», confie Philip Éthier, l’un de deux investisseurs avec Alessandra Magini qui étaient liés par une entente de confidentialité, dans le processus de vente, qui les empêchait de révéler ce qu’ils pouvaient constater lors de leurs visites des lieux. 

 Et ce qu’ils y ont vu n’avait rien de rassurant. «Moi-même, je ne me sentais pas bien à l’intérieur ou dans le sous-sol, où c’était plus rouillé, plus délabré. Il y avait de la poussière, les plafonds étaient à moitié défoncés. Je me demandais comment un animal pouvait passer l’hiver au complet dans ce bâtiment-là», relate M. Éthier. 

 Devant la gravité de la situation, les deux investisseurs ont pensé porter plainte, mais cela n’a pas vraiment été nécessaire. «Vous pouvez constater, dans le document de 75 pages de la MAPAQ (ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec), toutes les plaintes qui ont été portées contre le zoo depuis 2016. Nous ne sommes pas restés les yeux fermés ni les bras croisés, c’est certain que nous avons pris action à régler la situation et l’état de santé des animaux.» 

 Faute d’une entente, la transaction avec le zoo de Saint-Édouard ne s’est jamais concrétisée. Cependant, selon l’état de santé des animaux, Philip Éthier et Alessandra Magini ne ferment pas la porte à l’achat éventuel de l’entreprise.

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions