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30 M$ pour restaurer des quais et le pont-levis au Port de Québec

30 M$ pour restaurer des quais et le pont-levis au Port de Québec
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

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L’administration portuaire de Québec a officialisé, ce jeudi, le lancement d’un chantier de 30 M$ qui permettra notamment de rénover le pont-levis du bassin Louise et des quais vétustes, jugés dangereux par les débardeurs.  

30 M$ pour restaurer des quais et le pont-levis au Port de Québec
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

Le Port de Québec a reçu une subvention de 15,5 M$ pour ces travaux annoncés dans la dernière année. Le ministre fédéral Jean-Yves Duclos, député de Québec, s’est déplacé à l’Anse au Foulon, jeudi, pour une pelletée de terre symbolique.

Cette phase 1 des travaux de réfection des infrastructures du plus vieux port du Canada sera mise en branle dans les secteurs de l’Anse au Foulon, de l’Estuaire et de Beauport. Plusieurs quais, dans lesquels des trous béants ont pu être observés dans les dernières années, seront réparés.

Le vieux pont-levis du bassin Louise, fermé depuis 2016, sera également restauré. Enfin, diverses infrastructures de transport, tant ferroviaires que routières, seront également mises à niveau.

«50 % de nos quais sont encore en bois. C’est très solide, on les inspecte, mais c’est un secteur qui a besoin d’un peu d’affection. Il y a beaucoup de choses à refaire», a reconnu le pdg du Port de Québec, Mario Girard, lors de l’activité médiatique à l’Anse au Foulon. Le déficit d’entretien des infrastructures portuaires est évalué à plus de 300 M$, a-t-il rappelé.

Les débardeurs ne peuvent même plus circuler sur les quais, par endroits, en raison du danger. «Il y a beaucoup de barrières de sécurité, un peu partout. Les gens qui travaillent ici vont être très heureux que ça soit enlevé», a mentionné M. Girard.

Soulagement chez les débardeurs

Le président du syndicat des débardeurs, qui avait sonné l’alarme il y a deux ans sur la «dangerosité des quais et l’inaction des autorités portuaires», était tout sourire jeudi et a même assisté à la première pelletée de terre.

«Il reste du travail à faire jusqu’à ce que ça soit corrigé, mais entre-temps la bonne nouvelle, c’est qu’on n’a pas eu d’accident majeur, tous les pères de famille qu’on représente sont rentrés à la maison puis là, avec l’annonce officielle que ça va partir, on est contents, bien sûr», a confié Stéphane Arsenault au Journal.