/sports/baseball
Navigation

Baseball majeur à Montréal: les paris sont ouverts

Coup d'oeil sur cet article

ST. PETERSBURG | Le baseball majeur a des chances réalistes de revenir à Montréal. Même si le groupe de Stephen Bronfman n’a aucune confirmation pour le moment, ça sent très bon. La question qu’on peut se poser : les Expos reviendraient-ils avec le déménagement d’une équipe ou avec une expansion ?

Pour le moment, il est difficile de connaître le plan du commissaire Rob Manfred pour le groupe d’investisseurs québécois.

Les informations sont divulguées au compte-gouttes par toutes les parties impliquées. On évite les grandes déclarations qui pourraient faire capoter le projet. C’est tout à fait normal.

Si une équipe était déménagée, ce serait les Rays de Tampa Bay. Comme on le sait, les foules sont décevantes au Tropicana Field. La survie de cette équipe passe par un nouveau stade, mais le propriétaire Stuart Sternberg n’a plus de projet sur la table depuis décembre dernier.

Le bail entre les Rays et le Tropicana Field est valide jusqu’à la fin de la saison 2027. Il n’existerait aucune clause échappatoire dans leur entente qui permettrait à Sternberg de mettre fin à l’entente avant son terme.

Toutefois, il n’est pas dit qu’il ne pourrait pas racheter les dernières années de sa location pour déménager sa formation dans une autre ville. Par contre, une guerre juridique pourrait s’enclencher entre les autorités municipales et Sternberg si ce scénario se concrétisait.

Du côté de Bronfman, il est clair qu’il surveille ce dossier avec attention. Par contre, il n’a jamais commenté la situation des Rays sur la place publique. Cela aurait été un geste maladroit de sa part.

Selon nos informations, des représentants du groupe de Bronfman auraient eu une rencontre avec ceux de Sternberg au cours des derniers mois. Cependant, on ne connaît pas la teneur des discussions entre les deux hommes d’affaires. On peut penser qu’ils ont été très prudents dans leurs propos.

L’attrait de l’expansion

L’autre possibilité est d’emprunter la voie de l’expansion. En plus d’un coût très élevé (1 milliard $, selon plusieurs observateurs), tout serait à bâtir pour les Expos 2.0. Ce n’est pas l’idéal.

À l’instar des Golden Knights de Las Vegas dans la LNH, Bronfman et son groupe devraient s’assurer d’avoir quelques bons éléments afin de bâtir une identité d’équipe solide dès la première saison.

Ça ne veut pas dire que les Expos 2.0 seraient des aspirants aux grands honneurs dès leur retour à Montréal. Ça serait une utopie. Malgré l’engouement dans la ville, il faudrait que les attentes soient raisonnables lors des premières campagnes.