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Bijoux Caroline Néron sauvée de la faillite

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Bijoux Caroline Néron est sauvée de la faillite puisque ses créanciers, dont Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada, ont accepté à 96 % la proposition de l’entreprise.

Le plan de restructuration adopté ce jeudi prévoit un remboursement de 500 000 $ sur une dette non garantie de 3,2 millions $, ce qui représente environ 16 sous par dollar. Ces paiements pourront être faits sur une période de trois ans.

Revenu Québec perdra 1,4 million $ et Réal Bouclin, l’ancien conjoint de Caroline Néron, devra aussi dire adieu à au moins 1,4 million $.

Caroline Néron était peu loquace à la sortie de la salle d’audience du Bureau du surintendant des faillites du Canada, au centre-ville de Montréal, mais elle s’est dite «très heureuse» de ce dénouement.

Par voie de communiqué, l'entrepreneure a toutefois dit vouloir donner «une seconde vie à son entreprise».

«Il était nécessaire de prendre ce virage pour pouvoir continuer cette entreprise. Merci pour tout le support et tous les messages de soutien que j'ai reçus au cours des derniers mois, a écrit Caroline Néron dans le communiqué. Merci du fond du cœur à toute mon équipe qui m'a aidée à passer à travers tous ces épreuves.»

En mars dernier, l’entreprise de bijoux de Caroline Néron avait également décroché un financement d’urgence de 400 000 $ auprès de l’homme d’affaires Normand Caty.

Elle avait auparavant, en plus de l’argent fourni par Réal Bouclin, obtenu une somme de 250 000 $ de la part de son précédent conjoint, Jean-Marc Gagné, avait rapporté le «Journal de Montréal» en janvier dernier.

Elle avait de plus contracté un prêt de 5 millions $ auprès de la firme montréalaise Fiera Capital.

Toujours selon le quotidien montréalais, Caroline Néron a hypothéqué en 2016, à hauteur de 800 000 $ l’assurance-vie de 2 millions $ qu’elle a souscrite auprès de la SSQ, révèle le Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM).

Après s’être placée sous la protection de la Loi sur la faillite en janvier dernier, la femme d’affaires a fortement réduit la taille de son entreprise. La compagnie est passée de 14 à cinq magasins et de 152 à 80 employés.

Poursuite en vue?

Caroline Néron allègue que le vice-président aux finances de son entreprise a fait preuve de négligence dans la gestion des affaires. Il aurait ainsi omis de consulter une soixantaine de lettres envoyées par les agences de revenus.

La femme d’affaires n’exclut pas un recours éventuel en justice face à celui en qui elle avait placé sa confiance pour gérer les finances de sa compagnie.