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Fin des retraites progressives à la CSDM : les maternelles 4 ans empirent la situation, croit l’opposition

CSDM
Photo d'archives

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Le Parti libéral du Québec et Québec solidaire reprochent au ministre de l’Éducation d’être partiellement responsable de la dégradation des conditions de travail des enseignants, notamment parce qu’il déploie des ressources en maternelles 4 ans alors que les besoins sont déjà criants dans le réseau.

L’Agence QMI révélait jeudi que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) avait mis la hache dans les retraites anticipées de ses enseignants, pour tenter de contrer les effets de la pénurie de main-d'œuvre.

«Avec les maternelles 4 ans mur à mur, il ajoute une pression immense sur le réseau. C’est pour ça qu’on lui demande de reculer avec son projet», a indiqué la porte-parole libérale en matière d’éducation, Marwah Rizqy, en entrevue à l’Agence QMI.

«Il y a des classes de maternelles 4 ans où on aura un enseignant pour deux élèves, alors que dans des classes de sixième année, il risque de ne même pas y avoir d’enseignant», a-t-elle également déploré.

Priorités

Des propos qui ont trouvé écho chez sa collègue de Québec solidaire Christine Labrie, qui juge que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, cerne mal les priorités du réseau.

«C’est certain que les maternelles 4 ans viennent accentuer la pénurie. Avec tous les défis qu’il y avait dans le milieu de l’éducation au moment où le ministre est entré en poste, je ne comprends pas pourquoi il a décidé de lancer le programme universel de maternelles 4 ans, avant de s’attaquer aux pénuries de locaux et de main-d’œuvre», a-t-elle indiqué.

«Il dit qu’il peut tout faire en même temps, mais visiblement, il n’y arrive pas. Lorsqu’on n’est pas capable de tout faire en même temps, il faut prioriser. Et en ce moment, il priorise très mal», a-t-elle ajouté.

Les deux députées demandent par ailleurs au ministre Roberge de présenter et de mettre en action très rapidement des mesures pour attirer et la conserver de la main-d’œuvre enseignante.

«Le ministre Roberge a parlé d’un bouquet de mesures. Son bouquet de mesures, j’ai hâte de le voir, parce qu’en ce moment on a juste un vase avec des fleurs qui commencent à faner», a dit Mme Rizqy.

Regain d’intérêt?

Le cabinet du ministre de l’Éducation a indiqué par le biais de son attaché de presse qu’il n’était pas disponible pour accorder une entrevue.

«Notre gouvernement travaille à mettre en place des mesures concrètes pour attirer et retenir davantage de talents dans la profession», a indiqué l’attaché de presse du ministre, Francis Bouchard, dans une déclaration écrite.

«On semble assister depuis peu à un regain d’intérêt pour la profession, mais il reste beaucoup de travail à faire», a-t-il ajouté.