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Le phénomène Bellinger

Le jeune joueur des Dodgers a connu un début de saison fulgurant

Cody Bellinger frappe pour près de ,400 en 2019.
Photo d’archives Cody Bellinger frappe pour près de ,400 en 2019.

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ST.PETERSBURG | Un nom fait les manchettes sur une base quotidienne chez les Dodgers depuis le début de la saison : Cody Bellinger.

Le premier-but brille de tous ses feux avec une moyenne de ,394. Durant les premières semaines du calendrier, il a été en mesure de maintenir une moyenne supérieure à ,400.

Ce rendement l’a fait passer pour un extraterrestre. Frapper pour ,400 dans le baseball d’aujourd’hui, c’est du gros stock, surtout avec la technologie mise à la disposition des lanceurs. Sans compter les nombreux recruteurs qui épient les moindres faits et gestes de chaque joueur pendant les entraînements au bâton et les matchs.

Pour donner une idée du niveau de difficulté, le dernier ayant maintenu une moyenne de ,400 est Ted Williams... en 1941 ! Comme dirait l’autre, ça fait un bail.

Nomar Garciaparra a été l’un de ceux qui ont tenté d’atteindre ce niveau d’excellence. Comme tous les autres, il a échoué. Il avait tout de même conservé une moyenne de ,372 en 529 apparitions au bâton lors de la campagne 2000.

« C’est tellement difficile de frapper pour ,400, a indiqué l’ancien joueur. C’est tout un défi !

« Lorsque tu t’approches de cette moyenne, la clé est de ne pas penser à ce qui se passe. Tu dois continuer de jouer tes matchs comme d’habitude. Tu ne dois pas mettre toute ta concentration sur cet objectif. »

En plus de se mettre une certaine pression sur les épaules, le joueur qui est en quête de cette moyenne a tous les projecteurs braqués sur lui. En 2019, avec l’omniprésence des médias sociaux, ça peut faire craquer n’importe quel joueur.

talent spécial

Russell Martin est très élogieux envers son coéquipier Bellinger.

« Cody a un talent spécial, a souligné le receveur des Dodgers. Il a des réflexes incroyables.

« Son élan au bâton est très fluide. Il est très simple. On dirait qu’il est capable de ralentir le jeu et que la balle est moins rapide. Il y a un équilibre entre son talent et son approche au bâton. Il a un bel ensemble d’habiletés. »

Le Québécois a aussi vanté la maturité de Bellinger et des autres jeunes leaders de son équipe.

« Je n’ai pas besoin de les ramener à l’ordre. Ils ne font pas le party et ils sont très professionnels dans leur façon d’approcher chaque match », a-t-il ajouté.

Baisse de régime

Après ses deux matchs à Tampa, Bellinger a vu sa moyenne passer de ,405 à ,394. Il n’a frappé qu’un seul coup sûr en sept apparitions au bâton contre les Rays.

C’est la deuxième fois depuis le début de la saison qu’il vit une « baisse » de régime. Et ce ne sera pas la dernière.

Est-ce que Bellinger pourra rejoindre le club sélect des joueurs qui ont obtenu une moyenne de ,400 ? Ce n’est pas impossible, mais ce sera difficile.

Il ne faudrait pas le voir comme un échec, car son objectif est de remporter la Série mondiale et non le Championnat des frappeurs.