/news/provincial
Navigation

Lévis perd sa bataille contre le parachutisme

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Lévis a subi un ultime revers dans sa bataille contre les activités de parachutisme à Pintendre, alors que la Cour suprême a refusé d’entendre sa cause.

Cette décision, rendue jeudi matin, met ainsi fin à une saga qui dure depuis 2012 dans laquelle la Ville a englouti environ 100 000 $ en frais juridiques, selon une estimation préliminaire donnée par le maire Gilles Lehouillier.

La Ville s’était adressée, en dernier recours, au plus haut tribunal du pays dans l’espoir que ce dernier infirme les décisions de la Cour supérieure et de la Cour d’appel. Elles avaient statué que les activités de parachutisme ne sont pas soumises au règlement municipal et qu’elles relevaient plutôt d’une compétence fédérale en matière d’aéronautique.

Photo d'archives Agence QMI, Jean-Claude Tremblay

Or, jeudi, la Cour suprême a rejeté la demande de la Ville de faire entendre ses arguments en appel.

Lévis déçue

La Ville de Lévis a accueilli la décision avec déception. Le maire Lehouillier a l’intention de poursuivre la lutte. « On vient de perdre une bataille sur le plan juridique, mais on n’a pas perdu la guerre. On va regarder nos options de près. »

Photo Stevens Leblanc

Il compte entamer une « deuxième bataille » sur l’autonomie des municipalités et le droit pour les populations locales d’avoir des mécanismes « qui leur permettent d’intervenir lorsque l’acceptabilité sociale n’est pas au rendez-vous ». Le gouvernement fédéral sera directement interpellé, a-t-il avisé.

La stratégie sera annoncée lors de la séance du conseil de lundi prochain. « La Ville n’entend pas en rester là et continuera d’appuyer les citoyens de Pintendre dans cette lutte. »

Du côté de l’aérodrome de Pintendre, qui a autorisé les activités de parachutisme, on se réjouit du dénouement. Sylvie Bernier, fille de la propriétaire du terrain et gestionnaire des activités de l’aérodrome, s’est dite satisfaite. « On est très contents. Ça fait plusieurs années que ça dure, cette saga-là. On a gagné deux fois et là, c’est terminé. »

Elle ne voit pas ce que la Ville pourrait faire pour empêcher la poursuite des activités. « Les options sont très minces, je n’en vois pas. On tourne la page. »

Mesures d’atténuation

À l’école Atmosphair, laquelle lance ses activités dans les prochains jours, la décision a été accueillie avec satisfaction. Le copropriétaire Max Sénécal assure qu’il « veut travailler à des mesures d’atténuation raisonnables ». Il affirme que les appareils qu’il utilise sont beaucoup moins bruyants et qu’ils peuvent accueillir davantage de parachutistes que ceux de l’école qui était en activité avant à Pintendre, ce qui fait en sorte qu’il y aura deux à trois fois moins de décollages quotidiens. Il rappelle que son entreprise évolue depuis 26 ans à Lévis.

– Avec la collaboration de Catherine Bouchard