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Collision en basse-ville de Québec: Chanceux d’être encore en vie

Un blessé de l’accident de mercredi raconte que la voiture est passée à moins d’un mètre de lui

Des débris, dont de la vitre, ont notamment été projetés au sol témoignant de la force de l’impact, lors de l’accident survenu mercredi dans la Basse-Ville de Québec.
Photo courtoisie Des débris, dont de la vitre, ont notamment été projetés au sol témoignant de la force de l’impact, lors de l’accident survenu mercredi dans la Basse-Ville de Québec.

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L’un des blessés lors de la spectaculaire collision de mercredi raconte s’être réveillé en pleine « zone de guerre » après avoir été projeté au sol lorsque la voiture a percuté à grande vitesse l’édifice abritant La Station, en Basse-Ville de Québec.

Au lendemain de l’accident qui a blessé 12 personnes, mais qui n’a fait aucun mort, le directeur de La Ruche de Québec tente encore de comprendre ce qui s’est produit.

Il discutait avec la réceptionniste avant que le conducteur n’éventre le bâtiment. Il a été projeté au sol sous la force de l’impact avant de perdre conscience.

« Ça faisait dix secondes que je venais de traverser la zone d’impact pour aller dans le lobby. La voiture est passée à moins d’un mètre de moi. Ç’a explosé. J’ai été soufflé. Je me suis réveillé et tout le monde était sorti », confie Nicola Potvin, 39 ans, qui se dit chanceux d’être encore en vie.

Scène d’horreur

Ce dernier s’en tire finalement avec une commotion cérébrale, une entorse cervicale et une cheville blessée. Quand il a repris ses esprits, M. Potvin décrit ce qu’il a vu comme « une zone de guerre ».

« Je me suis relevé et je ne comprenais pas ce qui se passait parce que je me suis cogné la tête. Je voyais de la fumée partout, de la poussière, des gens en sang. On entendait crier, gémir », se rappelle-t-il.

On voit la voiture qui a abouti à l’intérieur de la bâtisse.
Photo courtoisie
On voit la voiture qui a abouti à l’intérieur de la bâtisse.

L’homme d’affaires était convaincu à « 100 % » que des gens étaient morts coincés sous la voiture. « Il y avait le moteur de la voiture qui était complètement sorti du véhicule et qui se trouvait à côté, en feu. Je l’ai contourné et je suis allé regarder sous la voiture parce que j’étais certain que mon ami était là, mais je ne le trouvais pas. »

Nicola Potvin a ensuite secouru le conducteur, puis une jeune femme qui gisait par terre en gémissant et une troisième qui était coincée devant la voiture. « Je ne voulais pas la toucher au départ parce que c’est un cas de colonne [vertébrale] mais avec l’essence, il fallait la sortir. »

Pas intoxiqué

Puis, les policiers sont arrivés sur les lieux avant de leur demander de sortir de l’immeuble. Le directeur de La Ruche de Québec a finalement eu des nouvelles d’un ami qu’il cherchait avec inquiétude, tout juste avant de monter à bord de l’ambulance. Nicola Potvin est maintenant en arrêt de travail pour une période indéterminée.

Par ailleurs, les enquêteurs ont confirmé que le conducteur de 47 ans n’avait pas les facultés affaiblies par la drogue ou par l’alcool. La thèse de l’infraction criminelle ou celle du malaise reste plausible. L’individu n’est pas officiellement un suspect, du moins pour le moment. Selon plusieurs travailleurs, la plupart des blessés ont obtenu leur congé de l’hôpital.

— Avec la collaboration de Dominique Lelièvre

Des émotions fortes

« On se sent très chanceux, parce que 15 minutes avant, j’étais assis avec des collègues à l’endroit où la voiture est entrée. »

— Alain Dubé


« Ils vont mieux. Certains sont touchés plus gravement, mais dans l’ensemble, c’est assez léger comme blessures. »

— Luc Savard


« Il y a eu beaucoup de courage. Ce ne sont pas des événements qui sont faciles à vivre. »

— Joël Rioux, directeur des opérations de La Ruche


« Il y a eu une déflagration qui a causé un petit tremblement. On est en mode reconstruction et relocalisation, car il faut penser aux activités commerciales du local touché. »

— Georges Blouin, copropriétaire


« J’ai des sueurs, j’ai des tremblements, j’ai les émotions dans le piton. »

— Denis Royer