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Deux solitudes

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Pas une semaine ne s’écoule sans que la question de l’égalité hommes-femmes ne soit mise en exergue. Invariablement, on nous rabâche que le néoféminisme est un moteur de progrès, que les femmes sont fondamentalement semblables aux hommes, et que le genre n’est qu’une construction sociale.

Il est certes tout à fait légitime de souhaiter que tous les individus, indépendamment de leurs attributs physiques, aient les mêmes droits légaux et la même égalité de traitement par la société. Il s’agit alors d’égalité des droits pour des sexes naturellement différents. À ne pas confondre avec le principe d’égalité des sexes.

Erreur

Or, c’est précisément à l’égalité des sexes que la société occidentale aspire. Elle féminise les hommes et virilise les femmes pour créer des êtres androgynes parfaitement interchangeables. C’est une grave erreur !

D’une part parce que le discours dominant selon lequel le genre est une construction sociale est une monumentale fumisterie. C’est plutôt le refus des différences entre les sexes qui relève de la construction sociale. N’en déplaise aux négationnistes de la biologie, les hommes n’ont ni les mêmes chromosomes ni les mêmes hormones que les femmes. Or, il est scientifiquement prouvé que ces facteurs exercent une influence sur les comportements et la psyché de chacun des sexes.

D’autre part parce que la théorie égalitaire ne fera que creuser le fossé qui sépare les hommes des femmes. Admettre les différences force chaque sexe à tenter de comprendre les besoins de l’autre, ce qui facilite les rapprochements. En revanche, pareil effort n’est plus justifié si les femmes sont semblables aux hommes. Convaincu que l’autre lui ressemble, chacun observera l’autre à travers ses propres lunettes et lui prêtera à tort les mêmes désirs et les mêmes besoins que les siens.

Triste

Ultimement, le délire de l’égalité des sexes créera deux tristes solitudes. Voilà le « progrès » que le néoféminisme nous promet !