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«Je vais devenir champion du monde» - Raphaël Courchesne

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Photo d'archives, Agence QMI Raphaël Courchesne

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«Je vais devenir champion du monde. J’y crois et je sais que cela va arriver.»

Raphaël Courchesne lance ces mots avec conviction. La même conviction qui l’anime à chacune de ses présences sur le ring.

En fait, dire que le boxeur d’Eye of the Tiger Management se dédie à son sport est un euphémisme.

Le jeune pugiliste de 20 ans, qui a signé vendredi une sixième victoire en six combats, ne vit carrément que pour la boxe. Chaque semaine, il effectue plusieurs fois le trajet Saint-Hyacinthe-Montréal pour se rendre au gymnase. Cela représente un total de près de 15 heures de transport.

Une fois rendu à la salle, le plus dur reste à accomplir. Courchesne est un boxeur très exigeant envers lui-même qui ne néglige aucun détail. Il prend d’ailleurs part à plusieurs combats d’entraînement avec des partenaires souvent plus expérimentés que lui.

«Dans le ring, tu n’as pas le choix d’être au même niveau que ces gars-là. Si ce n’est pas le cas, tu te fais dominer en sparring. L’instinct de survie embarque et cela m’apporte une belle expérience.»

Un parcours atypique

Courchesne a débuté la boxe à 15 ans. Après une seule semaine d’entraînement, on lui offrait de disputer un premier combat. Ce genre de parcours est très rare dans le milieu de la boxe. Certains doivent parfois patienter pendant plus d’un an avant de monter sur un ring.

«Je me rappelle qu’après le premier round, j’étais exténué! J’ai tout de même continué et à un certain moment, le deuxième souffle a embarqué. J’avoue toutefois qu’après le troisième round, j’avais un peu le goût de vomir!»

Rien toutefois pour freiner l’athlète, qui n’allait plus jamais arrêter de combattre.

Il a fait le saut en 2018 chez les professionnels et ne cesse depuis d’épater son entraîneur, Mike Moffa.

«Il a une bonne vitesse. C’est un boxeur intelligent. Il a tout ce qu’il faut pour devenir champion du monde.»