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L’élargissement de Pierre-Bertrand réclamé

Québec 21 veut quatre voies jusqu’à Louis-XIV

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, et le conseiller de Neufchâtel-Lebourgneuf, Patrick Paquet, avaient convoqué la presse, vendredi, sur le boulevard Pierre-Bertrand, près de l’intersection du boulevard Louis-XIV. 

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Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, réclame l’élargissement du boulevard Pierre-Bertrand à quatre voies, au nord du boulevard Lebourgneuf, en prévision de l’arrivée de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de nouveaux résidents.

À lui seul, le projet baptisé « Quartier Louis Quatorze » par Développement Beaubourg, prévoit la construction d’environ 740 logements et condos au coin de Pierre-Bertrand et du boulevard Louis-XIV, peut-on lire sur le site web du promoteur immobilier.

L’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec évoque même un total de plus de 1500 nouvelles unités à venir dans le secteur, en incluant un méga projet de 900 unités à proximité du commerce Desharnais Pneus & Mécanique.

Congestion

Or, avant même que ces projets voient le jour, le boulevard Pierre-Bertrand est déjà congestionné aux heures de pointe, matin et soir, dans la portion où il n’y a qu’une seule voie dans chaque direction. La problématique s’étend même jusqu’à la rue des Rocailles, fait-on valoir.

« C’est incroyable... c’est congestionné. Les gens se prennent des raccourcis ; il y en a qui se rendent jusqu’à Laurentienne, et d’autres qui m’appellent pour me dire qu’on devrait faire un quatre voies sur des Gradins », fait remarquer le conseiller du district, Patrick Paquet.

Ce dernier affirme que le projet d’élargissement de Pierre-Bertrand, au nord, qui comprend le prolongement de la piste cyclable, est dans les cartons de la Ville depuis 2005. Il s’agissait d’un projet moussé par l’ancien bras droit de Régis Labeaume, François Picard, avance M. Paquet.

« C’est un projet qui traîne en longueur depuis plusieurs années. Lorsqu’on dit qu’on doit améliorer la mobilité et la fluidité sur le réseau routier, c’est un bel exemple d’un projet qui serait réalisable, mais ça prend de la volonté politique pour aller de l’avant. Nous, ce qu’on demande à l’administration [Labeaume], c’est de remettre ce projet-là sur les rails et d’en faire une priorité », a déclaré Jean-François Gosselin lors d’un point de presse, vendredi.

Terrains du MTQ

À l’époque, selon M. Paquet, le projet était évalué à 4 M$ en raison des coûts d’acquisition des terrains du ministère des Transports du Québec (MTQ), propriétaire de l’emprise. Ces coûts ont inévitablement bondi dans les dernières années.

« La Ville aurait dû acquérir ça depuis 10 ou 12 ans, puis maintenant, on se fait répondre que la seule et unique raison pour laquelle on ne fait pas l’acquisition de cette portion-là, c’est que le MTQ veut le prix du marché. C’est un manque de volonté politique », a-t-il déploré.

« Il y a de futurs citoyens et de futures familles qui vont venir vivre ici et c’est très dangereux. Il y a deux carrières un peu plus haut et il y a beaucoup de camions qui descendent ici tous les jours », a exposé M. Paquet.

L’administration Labeaume n’a pas réagi, vendredi, à la sortie de Québec 21. Elle devrait émettre des commentaires lundi.