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Ça va prendre une alternative

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Le Groupe de Montréal privilégie donc un nouveau stade sans toit. Toutefois, il est à souhaiter que les promoteurs du projet planchent sur des solutions de rechange qui protégeront les spectateurs contre les intempéries.

On a beau dire que la planète se réchauffe, notre climat est aussi imprévisible qu’il l’était quand on avait les Expos.

Le mois d’avril nous offre habituellement un cocktail météo. On l’a vu encore cette année. Il est tombé une dizaine de centimètres de neige, le 9 avril.

C’était quatre jours avec le match d’ouverture locale de l’Impact, qui avait disputé ses six premiers matchs à l’étranger afin de se soustraire justement aux journées froides de mars.

On ne peut pas dire qu’avril et mai ont été à tout casser.

Entre dire et faire

Personne ne contestera qu’il est beaucoup plus agréable d’assister à un match de baseball en plein air que dans un stade fermé. C’est ce qu’a indiqué un sondage réalisé auprès de 13 900 personnes commandé par le Groupe de Montréal.

Mais les répondants se présenteraient-ils au stade par temps maussade ?

Pas si sûr.

Le document dévoilé par La Presse hier ne précise pas ce qu’on veut dire par stade ouvert.

Solutions pratiques

On comprend qu’un toit permanent ou rétractable est exclu. Mais il existe des solutions moins coûteuses et tout aussi pratiques.

Au T-Mobile Park, à Seattle, une toile est déployée pour protéger la surface de jeu et les gradins par mauvais temps.

À Minneapolis, où les conditions climatiques sont comparables à celles de Montréal, le Target Field est doté de coupoles au niveau des balcons et d’abris chauffés à certains endroits dans les coursives.

Ce stade est cité comme modèle dans l’étude de faisabilité qui avait été faite pour le compte de Projet Baseball Montréal et qui fut déposée en décembre 2013.

Un million de spectateurs de plus à Milwaukee

Un toit rétractable, bien que coûteux au départ, rapporte des dividendes. Les Brewers de Milwaukee attirent un million de spectateurs de plus annuellement au Miller Park qu’à l’époque où ils évoluaient au County Stadium.

Et on parle d’une équipe qui a maintenu une fiche moyenne de 77 victoires contre 85 défaites à ses 17 premières saisons au Miller Park.

L’an dernier, les Brewers ont terminé au premier rang de la division Centrale de la Ligue nationale avec un dossier de 96-67 (le championnat de division a été déterminé lors d’un match éliminatoire contre les Cubs de Chicago).

À part leurs deuxième (1,9 million) et troisième saisons (1,7 million) dans ce stade, les Brewers ont attiré plus de deux millions de personnes lors de 13 saisons et au-delà de trois millions de spectateurs lors de trois campagnes.

Du côté de Toronto, le Rogers Center, qui a ouvert ses portes en 1989, est considéré comme démodé. Mais le toit rétractable est apprécié.

Bien qu’il fasse plus chaud qu’à Montréal, le toit du Rogers Center n’ouvre généralement que tard en mai.

Combien coûteront les billets ?

La capacité du stade, que les dirigeants souhaitent aux alentours de 30 000 places, suscite aussi une question.

À combien s’élèverait le coût des billets ?

Considérant le nombre de sièges, doit-on penser que les prix dépasseraient la moyenne dans les majeures ?

À Cleveland, où le Progressive Field compte un peu plus de 35 000 sièges, les meilleures places coûtent entre 80 $ et 145 $.

Les prix les moins élevés varient entre 31 $ et 60 $.