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Fitzgibbon nie tout traitement de faveur

Fitzgibbon nie tout traitement de faveur
Photo d'archives, Simon Clark

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La réunion organisée par l’acquéreur des actions de Pierre Fitzgibbon dans Move Protéine, qui est dans la loupe du commissaire au lobbyisme, n’était qu’une rencontre parmi tant d’autres, se défend le ministre de l’Économie.

«Je rencontre des gens tous les jours, c’est mon métier», a répété le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en réagissant aux révélations de notre Bureau d’enquête, en marge du conseil général de la CAQ à Montréal. 

Même si la rencontre du 13 décembre dernier était organisée par son ami et lobbyiste Luc Laperrière, qui s’est engagé à le soulager de son bloc d’actions dans Move Protéine, M. Fitzgibbon nie tout traitement de faveur. 

«Je rencontre probablement entre cinq et huit compagnies par jour, parce que mon travail, c’est de rencontrer les gens, d’aider les entreprises, a-t-il souligné. Alors, cette réunion-là était dans un contexte où.... je ne sais pas combien de compagnies que j’ai rencontrées depuis ce temps-là, [mais] j’en ai rencontré beaucoup.» 

Il aurait «peut-être» dû s’inscrire

Le client que son ami lui a présenté lors de cette rencontre, le président-directeur général d’Alter&Go, Francis Léonard, aurait-il dû s’inscrire au registre des lobbyistes? 

«Écoutez, peut-être, a reconnu M. Fitzgibbon, mais pour moi, c’est un non event, dans le sens que le projet est mort au feuilleton, le projet n’est même pas allé de l’avant.» 

En effet, au final, le gouvernement n’a pas tardé à faire savoir qu’il ne serait pas partenaire du projet confidentiel présenté par Alter&Go. 

Rappelons que c’est pour éviter toute apparence de conflit d’intérêts que le ministre Fitzgibbon a décidé de vendre ses actions dans Move Protéine, une entreprise dont son ami devenu PDG d’Investissement Québec, Guy LeBlanc, est aussi actionnaire. 

La commissaire à l’éthique à la déontologie de l’Assemblée nationale, Ariane Mignolet, fait déjà enquête à ce sujet. 

Son bloc d’actions pas tout à fait vendu

M. Fitzgibbon s’est d’ailleurs défendu de tout malaise par rapport à son bloc d’actions dans Move Protéine. 

«Quand on parle d’actions embarrassantes, la personne qui a écrit ça ce matin, je ne sais pas à quoi elle pensait là. Il n’y a rien d’embarrassant à avoir [des parts dans] une société privée», a dit le ministre de l’Économie en parlant du reportage de notre Bureau d’enquête. 

M. Fitzgibbon en a profité pour signaler que la vente de ses actions n’est toujours pas complétée. 

«[Ce n’est] pas encore fait, mais c’est un accord de gré à gré, a dit le député caquiste de Terrebonne. Alors il n’y a rien d’embarrassant là-dedans, au contraire, c’est une belle société québécoise, qui n’a aucun rapport avec le gouvernement, en passant.»