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La Coupe aux Blues

Colton Parayko et Jordan Binnington sont deux rouages essentiels dans la défensive des Blues.
Photo d’archives, AFP Colton Parayko et Jordan Binnington sont deux rouages essentiels dans la défensive des Blues.

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Mon cher Patrice Bergeron, j’éprouve énormément de respect pour toi, mais pardonne-moi : je pense que les Blues de Saint-Louis remporteront la Coupe Stanley.

À quelle finale on aura droit ! J’ai un sentiment que ce duel entre les Bruins de Boston et les Blues sera exceptionnel. Les deux formations sont bien dirigées, elles reposent sur une attaque bien équilibrée et des défenseurs solides en plus respectivement de compter devant le filet sur des gardiens au sommet de leur art.

UN CONTE DE FÉES

L’histoire des Blues relève directement d’un scénario hollywoodien. Cette équipe croulait au dernier rang de la LNH en janvier et, à ce moment, on semblait se diriger vers un grand ménage au Missouri. Déjà, on spéculait sur les possibles destinations où pourrait être échangé l’ailier vedette Vladimir Tarasenko ou sur ce que coûterait le rachat du contrat de Patrick Maroon.

C’est impensable que, près de cinq mois plus tard, ils ne soient qu’à quatre victoires de remporter la Coupe Stanley.

Mais quand on les regarde jouer, on se demande comment ils ont fait pour être aussi médiocres lors des premiers mois de la saison ! Ils méritent amplement leur place parmi les deux meilleures formations de la LNH.

Et tout ça ne semble pas étranger à l’arrivée de Craig Berube derrière le banc. On avait engagé ce dernier par intérim, et, dans la tempête, il semblait évident que Berube arrivait pour pourvoir le poste à court terme, le temps de trouver le véritable entraîneur-chef de l’équipe. Plus de doute, maintenant, que c’est lui, le pilote des Blues, et j’espère qu’on lui fera signer une prolongation de contrat rapidement.

ÉQUIPES ÉQUILIBRÉES

Quand je disais plus tôt que je m’attends à une finale exceptionnelle, je le pense réellement. Il est extrêmement difficile de donner l’avantage à l’une ou l’autre des équipes dans la majorité des aspects du jeu. En attaque, les Bruins possèdent le meilleur trio – celui de Bergeron – mais les Blues disposent d’une profondeur fort intéressante sur leur top-9. À l’arrière, Charlie McAvoy est le meilleur défenseur des deux équipes et l’expérience de Zdeno Chara est non négligeable. Du côté des Blues cependant, leurs quatre premiers défenseurs, Alex Pietrangelo, Colton Parayko, Jay Bouwmeester et Joel Edmundson mesurent tous 6 pi 3 po ou plus. Ils ont ce qu’il faut pour soutenir la rigueur du jeu des Bruins.

Puis, devant le filet, il faut donner un avantage à Tuukka Rask qui est, selon moi, le gagnant du trophée Conn-Smythe au moment où on se parle. Par contre, Jordan Binnington n’a démontré aucun signe de faiblesse depuis le début des séries, et ce, même s’il n’avait aucune expérience dans la LNH il y a quelques mois à peine.

DE L’ÉMOTION

Je m’attends à une série fort intense. Tant les Blues que les Bruins comptent dans leurs rangs des joueurs intenses et dont le désir de vaincre est plus fort que tout. La foule aura assurément un rôle important à jouer. Si on connaît la foule de Boston comme étant hostile, bruyante et fort partisane, il ne faut pas négliger celle de Saint-Louis qui n’a pas à rougir de l’appui qu’elle a offert à son équipe lors des matchs locaux depuis le début des séries.

Bref, ça promet. Ah, et j’ai oublié de vous donner ma prédiction complète pour cette finale. J’irai avec Blues en 7 parties.

C’est vous dire à quel point je pense que ça peut aller d’un côté comme de l’autre.

— Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Roy : j’en reviens pas !

Je dois l’avouer, j’ai été assommé d’apprendre que les Sénateurs d’Ottawa avaient engagé D.J. Smith au poste d’entraîneur-chef, et ce, au profit de Patrick Roy ! Pardon ? À partir du moment où Roy a été convoqué en entrevue par Pierre Dorion, il devenait évident qu’il était le meilleur candidat, et de loin ! Les Sénateurs ont besoin de redorer leur blason auprès de leurs partisans et l’embauche de Roy aurait passé un message clair à tout le monde. Dès l’annonce, l’équipe aurait vu une hausse marquée des abonnements de saison, j’en suis convaincu. Patrick ne commentera pas, mais il est évident qu’il est déçu. S’il a posé sa candidature, c’est qu’il avait un réel intérêt pour le poste avec les Sens. Mais ce n’est pas lui le grand perdant de tout ça, ce sont les Sénateurs.

Thornton, c’est fini !

C’est dommage, mais je pense que le temps est venu pour Joe Thornton de se retirer. La pire erreur que peuvent faire les joueurs ou les entraîneurs est d’essayer d’étirer la sauce trop longtemps. Un joueur qui a connu une carrière comme Thornton doit savoir quand le moment est venu, et pour lui, il l’est. De le voir sur un quatrième trio est embarrassant autant pour lui que pour l’équipe. Je ne crois pas que les Sharks soient intéressés à le ramener à gros prix, et Thornton n’a pas l’intention d’aller jouer ailleurs. Jumbo Joe a déjà sa place au Temple de la renommée. Malheureusement, il n’a toujours pas gagné la Coupe Stanley, mais le temps est venu de passer à autre chose.

L’impact de Davidson

C’est dommage, mais je pense que John Davidson est le nouveau président des opérations hockey avec les Rangers de New York. Attendez-vous à ce que cette embauche mène à de gros mouvements de personnel durant l’été. Davidson est reconnu pour ne pas être passif, et gageons qu’il incitera son directeur général, Jeff Gorton, à être agressif sur l’attrayant marché des joueurs autonomes de cet été. Je ne serais pas surpris qu’Erik Karlsson reçoive une offre fort attrayante de la part des Blue Shirts durant la période estivale, même chose pour Artemi Panarin. Ceci étant dit, ce n’est assurément pas une bonne nouvelle pour le Canadien. Marc Bergevin devra trouver un moyen de maintenir la cadence dans l’Est et je pense qu’une offre hostile à un jeune joueur vedette demeure la solution à prioriser à Montréal.