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La famille, une équipe

Charlie McAvoy tient à ce que ses parents assistent à tous les matchs de la finale

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Photo d'archives, AFP Charlie McAvoy doit une fière chandelle à ses parents.

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BOSTON | La finale de la Coupe Stanley amène toujours son lot de belles histoires. D’un côté, on retrouve les vieux de la vieille qui attendent ce moment depuis de nombreuses années, de l’autre, les jeunes loups qui, dans un passé pas si lointain, se faisaient trimballer les fesses sur la banquette arrière de la voiture familiale.

Charlie McAvoy avait trois ans lorsque papa et maman ont commencé à l’amener à l’aréna. Comme des centaines de milliers d’autres parents en Amérique, plus d’une fois ils se sont levés aux aurores et se sont pointés à l’aréna au petit matin, café à la main, pour permettre à leur fils de fouler la glace en compagnie de ses camarades.

Beaucoup de route

« Ils en ont fait du chemin. Il n’était pas rare pour eux de devoir se taper deux heures de route pour m’amener au

New Jersey. Et deux heures pour revenir à la maison », a raconté le défenseur originaire de Long Beach, dans l’État de New York.

« Je ne saurai jamais assez les remercier. Ils se sont impliqués même s’ils travaillaient tous les deux. En plus, je n’étais pas leur seul enfant », a ajouté l’unique garçon d’une famille de quatre enfants.

Une autre récompense

Charles et Jennifer McAvoy assisteront à tous les matchs de cette finale opposant les Bruins aux Blues. Fiston tenait absolument à ce qu’il en soit ainsi. McAvoy a longtemps compris que sans le soutien de ses parents, son parcours se serait arrêté il y a longtemps.

« Le jour où j’ai atteint la LNH, ce fut une belle récompense pour eux, a indiqué le choix de premier tour des Bruins en 2016. Cette présence en finale est un autre rêve qui se réalise. »

« Se rendre jusqu’ici, c’est le fruit du travail de toute une famille, a-t-il poursuivi. Tout jeune joueur est dépendant de ses parents. D’ailleurs, qu’un athlète atteigne la LNH ou qu’il voie son parcours s’arrêter au niveau secondaire ou dans les rangs universitaires, ce sont eux qui lui permettent de grandir et de s’améliorer. Au niveau du développement, il s’agit d’une véritable équipe. »

Une fiche bien garnie

McAvoy comprend également qu’il n’est pas donné à tout le monde de participer à une première finale de la Coupe Stanley dès la fin de sa deuxième saison complète dans le circuit Bettman.

Plusieurs, comme son coéquipier David Backes, ont dû patienter des lunes avant d’atteindre cette étape.

« Je suis très chanceux d’être ici, d’avoir fait tout ce chemin déjà, à 21 ans. Je vais donner tout ce que j’ai. Je ne sauvegarderai aucune dose d’énergie », a-t-il déclaré.

Gagne ou perd, cette finale de la Coupe Stanley s’ajoutera à une feuille de route déjà bien garnie. Sur la scène internationale, McAvoy a aidé les États-Unis à remporter l’or chez les moins de 17 ans, les moins de 18 ans et au Championnat mondial junior. Il a ajouté des médailles de bronze chez les juniors et au Championnat du monde.

« Mais la finale de la Coupe Stanley, c’est l’expérience ultime au hockey, a-t-il soutenu. Après, tu peux faire face à n’importe quelle situation. »

Et, surtout, montrer la marche à suivre. Ce n’est pas tous les jeunes de 21 ans qui peuvent en faire autant.