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L’art de voyager autrement

L’animateur se recueille en Inde.
Photo courtoisie L’animateur se recueille en Inde.

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Jean-Marie Lapointe a fait son baluchon plus d’une fois ! L’animateur, auteur et comédien a parcouru une trentaine de pays, que ce soit pour des voyages communautaires, d’aventures ou même en quête de spiritualité. Avec son équipe de bateaux-dragons, il s’est également rendu dans des contrées lointaines : « J’adore être dépaysé et ne pas parler la langue. C’est frustrant, mais ô combien enrichissant de faire appel à son système D. Voyager me permet de me ressourcer. J’ai besoin de me faire brasser le camarade à l’intérieur pour en retirer de belles leçons de vie », dit celui qui rêve maintenant de visiter l’Afrique, le Pakistan et même l’Irak, la Syrie et l’Iran.

Jean-Marie Lapointe au Pérou
Photo courtoisie
Jean-Marie Lapointe au Pérou

 

Est-ce que vous avez beaucoup voyagé en famille ?

Mes parents n’étaient pas de grands voyageurs. Je me souviens d’un séjour en Floride à l’âge de 6-7 ans en leur compagnie. Puis la Gaspésie et La Malbaie avec eux alors que mon père y présentait un spectacle. L’été, mes sœurs et moi allions plutôt dans les camps de vacances. Par contre, mon oncle Michel Poulin, le frère de ma mère, m’a donné le goût de voyager. Après avoir fait fortune dans la restauration, il a décidé de tout quitter pour faire le tour du monde. Ses périples me fascinaient, et c’est un peu grâce à lui si je suis parti seul pour la première fois en Australie à l’âge de 19 ans. Tout un contraste pour moi de vivre de débrouillardise, alors que j’avais grandi dans une grosse maison à Outremont ! Une expérience enrichissante qui m’a donné le goût de voir le reste du monde !

Bhoutan
Photo courtoisie
Bhoutan

Dans le passé, vous avez fait des voyages communautaires ?

En 1997, j’ai fait ce type de voyage au Guatemala avec le CECI. J’accompagnais un jeune qui avait gagné un séjour d’initiation à l’humanitaire. Par la suite, en 2008, j’ai accompagné deux professeurs, des étudiants en technique spécialisée du Cégep du Vieux Montréal et un groupe de jeunes atteints de trisomie 21. Nous participions à un projet communautaire dans le but d’aider des villageois péruviens. En plus, nous avons fait une randonnée pédestre à plus de 2000 mètres d’altitude vers le Machu Picchu. Je suis l’homme le plus chanceux de la planète d’avoir pu vivre ce voyage unique dont on a d’ailleurs fait un documentaire.

Bhoutan
Photo courtoisie
Bhoutan

Vous avez visité une trentaine de pays, dont quelques-uns en Asie, quels souvenirs de cette partie du monde gardez-vous ?

Des souvenirs riches sur le plan humain. J’ai pu séjourner cinq semaines en retraite de méditation. J’ai notamment résidé à Katmandou au monastère Shechen de l’auteur et moine bouddhiste Matthieu Ricard. J’ai également fait une retraite avec lui au Bhoutan, un pays bouddhiste en plein cœur du Tibet. Définitivement l’un des plus beaux pays que j’aie vus de ma vie, et qui semble-t-il, a l’un des plus hauts taux de bonheur national brut !

L’avez-vous constaté vous-même ?

Tout à fait ! La spiritualité est omniprésente dans ce pays, et elle se vit au quotidien. Ce peuple est bouddhiste jusqu’au bout des ongles depuis des millénaires. Les habitants ont la culture de la compassion dans le cœur et dans l’âme. J’ai fait des rencontres marquantes avec les villageois. Tout comme avec les enfants avec qui j’ai particulièrement cliqué, même si à leurs yeux j’étais une bibitte rare avec mon look d’Occidental. J’ai tellement aimé le pays que j’ai versé des larmes en le quittant, pensant que je n’y reviendrais peut-être plus.

En Inde
Photo courtoisie
En Inde

Et qu’avez-vous pensé de l’Inde ?

Je compte y retourner ! Quand j’y suis allé en 2018, j’ai fait une retraite de deux semaines dans un ashram pour faire de la méditation et du yoga. L’Inde est un pays de contraste entre son opulence et son extrême pauvreté. Mais malgré tout, la spiritualité est ancrée chez tous les habitants. La misère m’a choqué bien sûr, mais pas autant qu’on me l’avait décrite. J’ai vu de l’extrême pauvreté au Guatemala et au Pérou quand je suis allé sur place dans le cadre de voyages humanitaires, une réalité qui m’avait frappé de plein fouet !

Vous êtes un adepte de la plongée sous-marine, où avez-vous vu la plus belle mer ?

Sans aucun doute, en Polynésie française. J’ai plongé avec des raies mantas, des dauphins, et même des requins en eau libre. Bora Bora et Moorea sont des îles mythiques, idylliques et paradisiaques. Je me plais à dire que j’y suis allé dans une autre vie, alors que j’avais davantage les moyens de faire ce type de voyage. Il faut dire que pendant des années, je n’ai pas pu me permettre de voyager. Alors, je faisais plutôt des voyages intérieurs grâce à la méditation et au yoga. Dans les dernières années, j’ai recommencé à explorer le monde, et ce qui m’interpelle surtout, ce sont les voyages communautaires et spirituels.

Pérou
Photo courtoisie
Pérou

Qu’apportez-vous toujours en voyage ?

À part un dictionnaire, car j’aime être en mesure de me débrouiller et de communiquer au minimum avec les habitants d’un pays, et un TRX, un petit système d’entraînement portatif que l’on peut accrocher à un arbre, ou un cadre de porte, la photo de ma mère. J’en ai toujours une sur moi. Elle est décédée en 1991, et quand je vis de belles expériences, j’aime qu’elle ne soit pas trop loin de moi. C’est un petit clin d’œil que je lui fais, une façon de lui rendre hommage.


Suivez Jean-Marie Lapointe dans le docu-réalité Fin de mois, sur Moi et Cie, le mardi à 21 h.

Pour en savoir plus, suivez notre collaboratrice Marie Poupart sur Facebook.