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«Premières de classe»: une très bonne note

Olivia Wilde, Kaitlyn Dever et Beanie Feldstein
Photo AFP Olivia Wilde, Kaitlyn Dever et Beanie Feldstein

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Comédie d’adolescence réalisée par Olivia Wilde et mettant en vedette Beanie Feldstein – sœur de Jonah Hill – ainsi que Kaitlyn Dever, «Premières de classe» est hilarante.

Dès les premières images, la réalisation d’Olivia Wilde et le ton du scénario de Katie Silberman, Emily Halpern, Sarah Haskins et Susanna Fogel font de «Premières de classe» une comédie mordante sur la génération Z. Le long métrage suit Molly (Beanie Feldstein), présidente des élèves d'une école secondaire, et Amy (Kaitlyn Dever), sa meilleure amie, une activiste féministe. Toutes deux, les fameuses premières de classe du titre, ne sont pas des jeunes femmes particulièrement «cool» puisqu’elles ont passé leur année le nez dans leurs livres.

Une conversation entre d’autres élèves, entendue dans les toilettes – mixtes – de l’établissement, montre à Molly que même des étudiants ayant le goût pour la fête sont capables d’être acceptés dans les meilleures université du pays. Les deux amies décident donc, en cette dernière journée avant leur cérémonie de fin d'études, d’assister au «party» le plus couru en ville... dont elles ne connaissent pas l’adresse.

Sortant du canevas traditionnel du «film pour ados» - histoire d’amour, découverte de la sexualité, etc. –, «Premières de classe» fait la part belle à l’amitié profonde qui unit Molly et Amy, s’interrogeant sur les événements susceptibles de la renforcer ou, au contraire, de la menacer.

Hallucinations de drogue (cette scène, dans laquelle les amies se voient en Barbie, assassine les standards de beauté féminine avec brio), passage dans une soirée à laquelle personne n’assiste ou confessions de masturbation ne sont que quelques-uns des moments forts de ce long métrage qui brille grâce aux portraits rapides, mais efficaces de tous les personnages. On note ainsi la présence de Lisa Kudrow, extrêmement drôle en mère d’Amy, ou celle de Jason Sudeikis, déconnecté en directeur de l’école qui fait le taxi à heures perdues.

On s’attache aux deux protagonistes, on rit à gorge déployée face à l’absurdité néanmoins réaliste des situations, on savoure la crudité du vocabulaire – «Premières de classe est côté «R» chez nos voisins du sud –, on apprécie la trame sonore, variée et «punchée».

Pas de doute, pour son premier passage derrière la caméra, Olivia Wilde a su choisir un film lui permettant d'afficher ses dispositions à la réalisation, ses prises de risques et son désir de sortir des sentiers battus. Pas de doute, elle s’en sort de bien belle manière. Et pas de doute, on attend déjà son prochain film.

Note: 4 sur 5