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Recherche intérieure

Philémon Cimon
Photo courtoisie, Amaryllis Tremblay Philémon Cimon

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En travaillant sur son nouvel album, Philémon Cimon s’est posé des questions sur lui-même. Cette recherche intérieure l’a mené jusqu’à Charlevoix, où il a passé tous les étés de sa jeunesse. L’auteur-compositeur de 36 ans nous arrive avec un album minimaliste, Pays, qui n’est pas sans rappeler l’essence de son tout premier disque, Les sessions cubaines.

Que signifie le titre Pays ?

« C’est un mot qui revient souvent dans l’album. Ç’a été un album de recherche intérieure. Je me suis un peu posé les questions “qui suis-je ?” et “qu’est-ce que je trouve quand je creuse à l’intérieur de moi ?”. Ça m’a amené à parler beaucoup de Charlevoix et de mes origines canadiennes-françaises. Je me suis inspiré de beaucoup de musique traditionnelle et de textes classiques, que ce soit les relations de Jacques Cartier ou les films de Pierre Perreault. Ça s’est mis à avoir beaucoup de place dans mon projet. La question du pays est très présente dans tout ça, particulièrement dans l’œuvre de Pierre Perreault. Il a un film qui s’appelle Un pays sans bon sens !, où il se pose la question du pays. Oui, il y a un pays politique, qui est déjà défini. Mais on peut aussi se poser la question sur le pays émotif. »

Pochette de l’album <i>Pays</i>.
Photo courtoisie, Amaryllis Tremblay
Pochette de l’album Pays.

Que représente Charlevoix pour toi ?

« Je viens en partie de là. J’ai passé tous mes étés là-bas. Ma grand-mère vient de Saint-Joseph-de-la-Rive. Pour moi, c’est un lieu où tout était possible quand j’étais petit. Tout était plus grand que nature. C’est un lieu qui m’amenait au-delà de moi-même. Il y avait mon quotidien à Limoilou. Et quand j’allais là-bas, il y a quelque chose qui me dépassait. C’était comme un lieu d’émerveillement, qui était lié à l’enfance. Avec cet album-là, j’avais envie de redécouvrir Charlevoix, mais depuis une position d’adulte. »

Pourquoi avoir opté pour une esthétique minimaliste ?

« Entre mon premier et mon troisième album, c’est devenu de plus en plus coloré. Mais après le dernier album, j’avais l’impression d’être allé au bout de quelque chose. Je ne sentais plus que j’avais envie de continuer dans cette direction-là. J’ai fait une sorte de coupure. Je suis retourné à quelque chose de très semblable à mon premier album, Les sessions cubaines, qui avait été enregistré en une journée et demie, avec du monde que je venais de rencontrer à Cuba. »


L’album de Philémon Cimon, Pays, est sur le marché. Un lancement aura lieu le 27 mai au Planétarium de Montréal. Pour les détails : philemoncimon.bandcamp.com.