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Boston–St. Louis, une rivalité de longue date

Boston–St. Louis, une rivalité de longue date
AFP

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Les villes de Boston et de St. Louis auront l’occasion dans les jours à venir de renouer une rivalité sportive datant de quelques décennies, lors de la finale de la coupe Stanley opposant les Bruins aux Blues à compter de lundi soir.

Depuis le début du 21e siècle, il y a eu quatre confrontations mettant aux prises les deux marchés concernés et au Missouri, on espère bien voir la troupe de l’entraîneur-chef Craig Berube venger des revers décevants encaissés aux mains de «Beantown» dans les dernières années. De plus, St. Louis se rappelle très bien de sa plus récente participation en finale de la Ligue nationale de hockey (LNH) et souhaite un dénouement différent en 2019.

Voici en quelques dates les grands moments de l’animosité sportive reliant les deux villes.

Série mondiale 1946

Les Cardinals et les Red Sox croisent le fer une première fois en 1946 dans ce qui constitue la première présence en Série mondiale de Boston depuis 1918. 

Avec une égalité de 3 à 3 en fin de huitième manche du septième duel, Harry Walker produit le point décisif en frappant une balle par-dessus la tête de Johnny Pesky - celui-là même qui a vu son nom associé au poteau de démarcation du champ droit au Fenway Park -, ce qui permet à Enos Slaughter de croiser le marbre.

Série mondiale 1967

Le duel revanche entre les deux formations a lieu 21 ans plus tard et encore une fois, les «oiseaux rouges» ont besoin de sept parties pour l’emporter. La confrontation porte le sceau d’un homme : Bob Gibson. 

Le droitier en profite pour écrire une page importante de sa légende. Il remporte et complète ses trois départs, incluant celui du match 7, accordant trois points et 14 coups sûrs en 27 manches. Sans surprise, il reçoit le titre de joueur par excellence de la série.

Finale de la coupe Stanley 1970

Les amateurs de hockey toujours vivants se souviennent encore du fameux «but en or». Dans le quatrième et décisif choc, Bobby Orr marque en prolongation aux dépens du gardien Glenn Hall pour donner une victoire de 4 à 3 et le précieux trophée aux Bruins. 

Devant une foule en liesse au Garden, le numéro 4 touche la cible en survolant littéralement la glace, les bras et le bâton pointés dans les airs. Cette séquence demeure l’une des plus célèbres de l’histoire du hockey.

Demi-finale de la LNH 1972

Dans une reprise de la finale présentée deux ans auparavant, les deux clubs se retrouvent au sein du carré d’as.

Cependant, le résultat est le même : les Bruins balaient les Blues en quatre petites rencontres, dominant 28 à 8 pour les buts marqués. Boston gagne la coupe peu après.

Super Bowl XXXVI

Au football, Boston - représentée par les Patriots de la Nouvelle-Angleterre - et St. Louis ont bataillé une fois l’une contre l’autre pour la suprématie du football professionnel. C’était en février 2002, à l’époque où les Rams évoluaient au Missouri.

Forts d’une fiche de 14-2 en saison régulière et avec le joueur offensif par excellence de la NFL, Marshall Faulk, ceux-ci sont favorisés par plusieurs experts. Néanmoins, les Patriots et Tom Brady choisissent cette finale pour amorcer ce que certains qualifieront de «dynastie» en l’emportant 20 à 17. Adam Vinatieri joue les héros en réalisant un placement de 48 verges sur le dernier jeu de l’affrontement.

Série mondiale 2004

Les retrouvailles au sommet entre les Cardinals et les Red Sox se tiennent en 2004 et, bien en confiance après avoir effacé un retard de 3 à 0 face aux Yankees de New York en série de championnat de la Ligue américaine, Boston ne fait qu’une bouchée de ses adversaires de la Nationale. 

Lors de la 100e présentation de la Série mondiale, les Bas rouges doublent St. Louis 24 à 12 pour les points comptés et mettent fin à leur disette de 86 ans sans titre.

L’ancien lanceur des Expos de Montréal Pedro Martinez obtient la première bague de sa carrière.

Série mondiale 2013

Neuf ans plus tard, les Cardinals obtiennent une opportunité de racheter cette défaite, mais le résultat n’est guère plus satisfaisant pour eux, qui s’inclinent en six rencontres. David Ortiz est choisi le joueur par excellence de la série grâce à une moyenne au bâton de ,688, deux circuits et six points produits.