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Il marche de Percé à Val-d’Or pour la sclérose en plaques

Steve Jobidon est motivé par sa fille et son père qui sont tous deux atteints de la maladie

Natif de l’Abitibi, Steve Jobidon veut parcourir la distance e
Photo courtoisie Parti de Percé la semaine dernière, Steve Jobidon marche en bordure de la route 132 avec son fidèle compagnon, prénommé Big.

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Un père de famille de 43 ans vient d’entreprendre une longue marche de 1500 km qui le mènera de Percé à Val-d’Or dans le but de soutenir la recherche pour la sclérose en plaques.

C’est connu, le Canada affiche l’un des plus hauts taux de sclérose en plaques au monde. Selon la Société canadienne de sclérose en plaques, une personne sur 385 est atteinte de cette maladie dégénérative au pays.

Steve Jobidon, originaire de Val-d’Or, trouve sa motivation dans le fait que sa fille, Céléna, 19 ans, et son père sont tous les deux atteints de la maladie. Il est parti de Percé le 20 mai dernier avec pour seul compagnon son chien, prénommé Big.

«Ma fille a été diagnostiquée à 15 ans. Ça donne un coup. J’ai encore de la misère à l’accepter», a-t-il confié, à l’autre bout du fil.

Pour faire une différence

Si tout va bien, M. Jobidon prévoit atteindre son but vers la mi-juillet. Lui-même est porteur du gène, mais il n’a pas développé la maladie. Il travaille comme brasseur de bière et de kombucha à Val-d’Or.

«J’ai décidé de prendre deux mois de ma vie pour essayer de faire la différence, afin d’aider les gens à travers le Québec, car je vais donner les fonds amassés pour soutenir la recherche», dit-il.

Le père de famille pique sa tente là où on veut bien l’accueillir. Le temps froid et pluvieux des derniers jours n’a pas eu raison de la détermination du marcheur, qui garde le moral malgré les intempéries.

«Je pense aux personnes qui sont atteintes de sclérose en plaques et qui vivent avec la maladie tous les jours. Je me mets dans leur peau. Après avoir marché 40 km, j’ai mal aux jambes et je suis fatigué, mais ça me donne la force de continuer.»

«C’est très touchant»

Cette expérience est aussi riche sur le plan humain. M. Jobidon remercie l’automobiliste qui a fait le détour d’être allé lui porter un sac d’épicerie, en plus de faire un don. «Ça me donne un boost. C’est très touchant», ajoute le marcheur.

M. Jobidon est facile à repérer. Il marche le long de la route 132 avec son chien et les inscriptions SP sur son dossard.

Lorsqu’il a commencé à s’entraîner, il pesait 300 livres. Au cours de la période préparatoire, qui a duré plusieurs mois, il a perdu 50 livres. «Je me suis entraîné. Je ne me lance pas dans cette aventure sur un coup de tête.» On estime qu’environ 20 000 personnes sont atteintes de cette maladie uniquement au Québec.