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Contre-attaque juridique du propriétaire du Zoo de Saint-Édouard

Contre-attaque juridique du propriétaire du Zoo de Saint-Édouard
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

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Une semaine après avoir perdu l’accès à son établissement, le propriétaire du Zoo de Saint-Édouard, arrêté pour cruauté animale, contre-attaque.

L’avocat de Normand Trahan, Michel Lebrun, a déposé une requête devant la Cour supérieure du Québec, lundi, pour réclamer que les mandats de perquisition soient annulés, que la SPCA de Montréal remette l’ensemble des biens saisis et que l’organisme se voie interdire l’accès au site du zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé, en Mauricie.

Me Lebrun estime que les agents de la SPCA ont omis d’exercer leurs fonctions avec impartialité et se sont placés dans une situation de conflit d’intérêts.

Lors de la perquisition mardi dernier, une constable spéciale de la SPCA aurait refusé de dévoiler à Normand Trahan la nature des biens recherchés chez lui et les méthodes envisagées pour le faire. Selon Michel Lebrun, cette pratique est contraire à l’obligation d’un agent de la paix.

Dans le document, l’avocat affirme que la SPCA aurait allégué faussement un danger imminent pour les animaux et aurait omis de mentionner que des améliorations ont été réalisées au zoo dans les derniers mois, en collaboration avec les agents de conservation de la faune.

Un affidavit signé par la spécialiste en comportement animal Jacinthe Bouchard fait état de ses constatations lors de sa visite de samedi avec une équipe d’experts. Elle mentionne que «la santé et la sécurité des animaux sont gravement compromises par le manque de compétence des personnes en charge», faisant référence à la SPCA et à l’organisme Humane Society International, qui s’occupent du zoo depuis la perquisition.

Jacinthe Bouchard ajoute que la nourriture fournie peut, dans certains cas, occasionner des risques graves pour la santé des animaux et que l’eau est fournie de façon inadéquate dans des chaudières en plastique. La spécialiste affirme que les personnes présentement responsables manquent d’aptitudes et que des mesures urgentes doivent être prises.

La requête sera entendue dans les prochains jours. Le document a également été envoyé au ministère de la Faune et au Commissaire à la déontologie policière.