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La STQ misera gros sur le Saaremaa I

Les médias ont pu visiter le futur navire de relève de la traverse de Matane, en rénovation au Port de Québec.

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À défaut de pouvoir assurer le retour du NM F.-A.-Gauthier à Matane en septembre, la Société des traversiers du Québec (STQ) misera pour les prochains mois sur son nouveau navire de relève payé 39 M$, le NM Saaremaa I, à bord duquel les médias ont pu monter.  

Après une série noire de cafouillages et d’accidents avec ses navires destinés à la desserte Matane, Baie-Comeau, Godbout, la STQ a présenté lundi sa plus récente acquisition fraîchement arrivée d’Allemagne comme «une excellente nouvelle».  

D’un pont à l’autre, en passant par les espaces réservés aux passagers jusqu’aux hauteurs dans la timonerie d’où le capitaine naviguera, le NM Saaremaa I, un traversier construit en Norvège, en 2010, n’a visiblement rien à voir avec son éphémère et âgé prédécesseur rouillé, le NM Apollo.  

Objectif mi-juillet  

Dans le Port de Québec, des équipes du Groupe Océan, de la STQ et d’ailleurs travaillent présentement sept jours sur sept à faire le plus gros des travaux de 5 M$ à 6 M$ requis dans l’immédiat.  

En plus des systèmes de sécurité et de protection contre les incendies, qui doivent être mis aux normes canadiennes, certains aménagements à l’intérieur seront corrigés.  

Mais pour l’essentiel, «c’est un navire extrêmement propre», s’est réjoui Benoit Cormier, directeur des grands projets à la STQ. «Le but, à court terme, c’est de mettre le navire en service le plus rapidement possible», soit d’ici la mi-juillet, a expliqué le PDG par intérim de la STQ, Stéphane Lafaut.  

Au sol, au niveau du pont des véhicules, les étroites lignes ont été pensées en fonction de voitures européennes qui n’ont rien à voir avec les camions qui abondent en région. Quant aux prises électriques européennes, elles seront remplacées au cours d’une deuxième vague de travaux, en 2020.  

Ces autres travaux de «quelques millions» seront planifiés une fois le retour du F.-A.-Gauthier assuré. Ce dernier pourrait rester au chantier Davie plus longtemps que prévu : tant qu’à l’avoir en cale sèche, la STQ aimerait lui éviter un prochain arrêt technique annuel.  

Les espoirs reposeront donc sur le Saaremaa I, qui sera rebaptisé éventuellement en l’honneur d’une femme. La STQ s’attend à ce que ce navire offre des performances égales sinon meilleures que le bon vieux Camille-Marcoux, envoyé au recyclage en 2017.  

En attendant le Saaremaa I, le NM Félix-Antoine Savard offrira deux allers-retours par jour à compter du 1er juin. Le service aérien sera aussi maintenu entre Mont-Joli et la Côte-Nord.