/sports/hockey/canadiens
Navigation

Édouard le jeune rassembleur

L’adolescent est aux prises avec le diabète de type 1 depuis un an et demi

Édouard Chatigny ne s’est pas laissé abattre après avoir reçu un diagnostic de diabète de type 1. Il a pu rencontrer Max Domi.
Photo courtoisie, FDRJ Édouard Chatigny ne s’est pas laissé abattre après avoir reçu un diagnostic de diabète de type 1. Il a pu rencontrer Max Domi.

Coup d'oeil sur cet article

La vie d’Édouard Chatigny a basculé après qu’il a reçu son diagnostic de diabète de type 1, il y a 18 mois. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, il a décidé de faire preuve de résilience, comme il aime bien le dire.

Ce samedi à Québec, il prendra part à la marche et à la course de la FDJR pour la première fois. L’adolescent de 13 ans a trouvé une façon pour que ce soit inoubliable. Grâce à un effort colossal, il a été en mesure d’amasser 30 000 $ en dons pour ses deux équipes, totalisant 80 personnes, en prévision de cet événement.

« Il voulait attirer l’attention de Max Domi, mais aussi pour avoir la chance de guérir », a raconté sa mère, Hélène Michel.

Mardi, Édouard était encore en mission. Il a pris son courage à deux mains pour convaincre l’attaquant du Canadien de faire une vidéo de remerciement pour son spectacle-bénéfice qui sera présenté vendredi.

Domi s’est prêté au jeu avec grand plaisir en finissant avec quelques mots en français. Tout était parfait. Pendant ce temps-là, Édouard avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Il savait qu’il venait de réaliser un autre bon coup pour la bataille qu’il mène.

« Après avoir reçu mon diagnostic, je ne me suis pas laissé abattre, a indiqué Édouard Chatigny. J’ai décidé d’amasser de l’argent parce que je me considère comme quelqu’un de résilient et je voulais faire ma part pour aider les personnes qui ont cette maladie. »

Cataclysme

Pour sa mère, l’annonce du diagnostic a été un choc. Un « cataclysme », comme elle le décrit en parlant de cette terrible journée.

« Je suis encore émotive lorsque j’en parle, a souligné Mme Michel. Comme c’est le propre du diabète de type 1, c’est arrivé de nulle part.

« Édouard était en super santé. Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, sa glycémie était à 37, alors que la normale se situe entre 4 et 7. Ses symptômes n’étaient pas apparents sauf sa perte de poids [15 lb]. »

Après avoir décrit les symptômes à un pédiatre et avoir fait un test dans une pharmacie, Édouard a été envoyé d’urgence à l’hôpital, où il est demeuré pendant une semaine.

« Du jour au lendemain, on a dû apprendre à négocier avec une maladie très complexe, a-t-elle ajouté. Durant nos journées à l’hôpital, on se fait expliquer les bases de cette maladie par les différents spécialistes. »

Discipline militaire

Édouard doit noter son alimentation et ses activités physiques de façon très précise. Le moindre changement peut avoir des répercussions importantes.

« Tu te sens comme si tu avais une immense montagne devant toi, a mentionné Mme Michel. Lorsqu’Édouard va chez des amis, ça prend toute une logistique. Il doit manger à des heures régulières tout en sachant la quantité de chaque chose qu’il mange. »

Même un match de basketball avec ses amis demande une planification serrée. Quoi qu’il en soit, ça n’empêchera pas Édouard de poursuivre ses rêves.

« Mon plus grand rêve serait de guérir, a-t-il affirmé. Et l’autre serait de jouer dans la NBA. »

Après l’exploit d’avoir amassé 30 000 $ en quelques mois, on ne peut pas lui dire que c’est impossible.