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Les Blues n’ont pas dit leur dernier mot

La troupe de Craig Berube est habituée de renverser la vapeur durant les présentes séries éliminatoires

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Photo AFP Les Bues ont l’intention de faire la vie dure au gardien Tuukka Rask.

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BOSTON | C’est bien connu, on peut faire dire ce que l’on veut aux statistiques. Et la plupart du temps, les joueurs et les entraîneurs s’en balancent. Surtout lorsque la coupe Stanley est à l’enjeu et que les chiffres ne sont pas de leur côté.

Historiquement, l’équipe qui remporte le premier match de la finale finit avec la coupe Stanley à bout de bras dans 77,2 % des cas.

Vladimir Tarasenko, des Blues de St. Louis, est celui qui a le mieux résumé la pensée des joueurs impliqués dans cette confrontation, incluant ceux des Bruins de Boston, lorsque mis au courant de cette statistique.

« Ça n’a absolument aucune importance. Particulièrement à ce temps-ci de l’année. On ne sait jamais ce qui peut se produire. C’est pour ça que vous vous occupez de ce genre de chose, et pas nous », a indiqué l’attaquant russe.

« L’inverse est déjà arrivé. Les Capitals l’ont prouvé l’an dernier. Ils ont gagné la coupe après avoir perdu le premier match », a-t-il rappelé.

Avant la bande à Alex Ovechkin, les Bruins de 2011 avaient été la dernière équipe à remporter le précieux trophée après avoir échappé le premier match de la série. Dans leur cas, ils avaient même tiré de l’arrière 0-2 face aux Canucks de Vancouver.

De l’adversité toute l’année

S’il y a une équipe capable de répéter l’exploit des Capitals, ce sont bel et bien les Blues. La troupe de Craig Berube n’en est pas à une période d’adversité près. Depuis le début des séries, ils ont tiré de l’arrière 2-3 contre les Stars, puis 0-1 et 1-2 face aux Sharks.

C’est sans compter la remontée effectuée en deuxième moitié de saison après avoir occupé le 31e et dernier rang de la LNH.

« Ce que nous avons vécu tout au long de la saison nous permet de passer à travers ce genre de situation, a souligné Tyler Bozak. À plusieurs occasions, les gens ont pensé que nous étions cuits. Or, c’est lors de ces moments que nous nous sommes mis à jouer notre meilleur hockey. »

Tous sur Rask

Être habitué à relever ce genre de défi est une chose. Toutefois, pour y parvenir face aux Bruins, les champions de l’Association de l’Ouest devront apporter des modifications tangibles sur la surface de jeu.

D’abord, ils ont très certainement compris que les chances de l’emporter sont minimes en obtenant seulement 20 tirs contre Tuukka Rask. Dans quatre des cinq revers que les Bruins ont subis au cours de ce parcours éliminatoire, Rask avait été mis à l’épreuve plus de 30 fois. À l’autre occasion, le Finlandais avait reçu 27 tirs.

« Il faut envoyer plus de rondelles au filet et travailler avec plus d’ardeur autour de lui. C’est un bon gardien, alors on doit lui rendre la vie plus difficile, faire en sorte qu’il soit moins à l’aise », a indiqué Tarasenko.

Stratégie à revoir

Les Blues devront également améliorer leur jeu défensif. Colton Parayko a soutenu qu’il revient aux défenseurs d’effectuer une meilleure lecture du déploiement des Bruins lorsque ceux-ci amorcent une sortie de zone, question de limiter leur espace et empêcher qu’ils prennent trop de vitesse.

Un bon plan. Toutefois, Craig Berube devra peut-être revoir sa stratégie d’envoyer deux joueurs de centre lors de certaines mises en jeu en territoires défensif et neutre.

Puisque l’un de ces joueurs retraite au banc une fois la rondelle déposée sur la patinoire, cela contribue aux transitions rapides des Bruins et à leur facilité à traverser la zone neutre avec aisance.

Et, de grâce, ils doivent éviter le banc de punition. Équipe la moins punie depuis le début des séries, les Blues s’étaient pourtant bien appliqués à le faire jusque-là.