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Zoo de Saint-Édouard: le bras de fer se poursuit

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L'avocat du propriétaire du Zoo de Saint-Édouard, arrêté la semaine dernière pour cruauté animale, se demande si les agents de la paix de la SPCA sont bien placés pour faire appliquer la loi, alors qu'ils sont liés à un organisme militant.

Le bras de fer entre Me Michel Lebrun, qui a déposé lundi une requête devant la Cour supérieure pour faire annuler les perquisitions de la SPCA, et l'organisme montréalais s'est donc poursuivi mardi.

Dans sa politique officielle, la SPCA écrit clairement que «l'organisme s'oppose à l'utilisation d'animaux à des fins de divertissement dans des milieux comme les zoos» et, surtout, que la «SPCA s'oppose au fait d'élever ou de maintenir en captivité des animaux sauvages ou exotiques».

Ces positions font sourciller Me Lebrun. «Ce que je questionne, c'est le fait que des organismes de pression, de mouvements idéologiques deviennent des agents de la paix et soient chargés de l'application des lois. C'est un peu comme si un parti politique avait autorité sur la loi électorale et pouvait enquêter sur les autres partis politiques. Ça suscite des questions», a expliqué l'avocat de Normand Trahan en entrevue à TVA Nouvelles.

«La dénonciatrice Clémentine Simon s'est servi de son statut de constable spéciale pour la SPCA afin de faire la promotion d'une cause politique [...] le tout en violation de toutes les règles de déontologie applicable», a aussi avancé l'avocat dans sa requête déposée lundi.

Lundi soir, l'organisme avait défendu sa position et ses méthodes dans un long message publié sur sa page Facebook. La SPCA a notamment rappelé que ses agents sont nommés par le ministère de la Sécurité publique du Québec et qu'ils peuvent donc faire appliquer la loi en matière de cruauté animale.

La SPCA a aussi rappelé que les conclusions de son enquête ont été transmises au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui a ensuite approuvé le dépôt d'accusations.

Rappelons que Narmand Trahan fait face à deux accusations pour cruauté animale, en lien avec l'état de santé des pensionnaires de son zoo situé à Saint-Édouard-de-Maskinongé, en Mauricie.

Avec la collaboration de Charel Traversy, TVA Nouvelles