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Optel décroche un contrat de 65 millions $

Optel décroche un contrat de 65 millions $
Photo d'archives Stevens LeBlanc

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Le Groupe Optel a décroché un contrat de 65 millions de dollars avec l’une des entreprises agrochimiques les plus importantes au monde.

L'entreprise de Québec, qui se spécialise dans le développement et la fabrication de solutions d’inspection, a annoncé aujourd'hui que la première phase de 6 millions de dollars pour le déploiement de sa plateforme de traçabilité aurait lieu en septembre. L’ensemble du chantier devrait être réalisé au cours des deux prochaines années.

Il s’agit d’un premier contrat dans ce domaine pour le Groupe Optel.

Cette technologie permettra à l’acheteur de suivre en temps réel le parcours de ses produits, soit de la distribution jusqu’aux agriculteurs. Le nom de l’acquéreur n’a pas été dévoilé en raison de clauses de confidentialité.

«Ce contrat majeur, l’un des trois plus importants dans notre histoire, démontre que nous avions misé juste dans nos investissements pour la diversification technologique et de marché», a observé le président et fondateur d’Optel, Louis Roy.

Années difficiles

Rappelons qu’au cours des dernières années, afin de diminuer sa dépendance envers les secteurs des soins de santé et des dispositifs médicaux, Optel a développé de nouveaux marchés, comme l’alimentation et les ressources naturelles.

Il faut dire que les deux dernières années ont été plus difficiles. En raison notamment d’une baisse des commandes en provenance des États-Unis, l’entreprise avait été contrainte de remercier près de 300 travailleurs. Seulement en janvier dernier, 80 postes ont été supprimés dans les bureaux de Québec et en Irlande.

«C’est le résultat des efforts que nous avons réalisés», se réjouit M. Roy, ne cachant pas avoir poussé un petit soupir de soulagement lorsque l’entente a été officialisée. Il était en pourparlers depuis environ six mois.

Optel compte aujourd’hui environ 700 employés dans le monde, dont 550 à Québec. L'entreprise, dont le chiffre d’affaires est de plus de 100 millions de dollars, possède des bureaux à Québec, aux États-Unis, en Irlande, en Inde et au Brésil.

La direction estime que ce nouveau contrat permettra une reprise de la croissance. D’ailleurs, d’autres annonces dans le domaine de l’alimentation devraient avoir lieu au cours des prochaines semaines.

«On parle d’un contrat avec un déploiement mondial, soit en Europe, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord et en Asie. Cela va permettre de maintenir nos emplois», souligne M. Roy. «L’industrie agrochimique est actuellement sous pression. Il y a des produits contrefaits. L’utilisateur va maintenant toujours avoir le bon produit», poursuit-il.

En 2017, Le Mouvement Desjardins avait accordé un prêt de 68 millions de dollars à l’entreprise du Parc technologique du Québec afin d’appuyer ses projets de croissance.