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Blues: Une discussion à l'urinoir a mené au but gagnant

2019 NHL Stanley Cup Final - Game Two
Photo AFP Carl Gunnarsson a marqué le but de la victoire, lors de la période de prolongation.

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BOSTON | La LNH a beau nous présenter des émissions et des séquences où l’on voit les joueurs en arrière-scène, il y a des limites aux endroits où les caméras peuvent se rendre.

«J’ai passé tellement près de marquer en fin de troisième période que j’ai dit à notre entraîneur que j’avais simplement besoin d’une autre chance», a raconté Carl Gunnarsson après avoir procuré cette victoire aux Blues.

Vous aurez beau chercher la discussion qu’ont eue Gunnarsson et Craig Berube entre la troisième période et la prolongation sur Internet, vous ne la trouverez nulle part. Et la raison est fort simple.

«Berube nous a raconté qu’il était en train d’utiliser l’urinoir lorsque Gunnarsson s’est planté à côté de lui pour lui dire cela. Manifestement, ça a fonctionné», a raconté Oskar Sundqvist, dans le vestiaire des vainqueurs.

«Je ne peux pas le nier. C’est effectivement là que c’est arrivé. Je suppose que ça rend l’histoire encore plus drôle», a lancé le défenseur, déridant du même coup son auditoire.

Plus d’énergie

Il n’y a pas que Gunnarsson qui avait le feu dans les yeux au retour de l’entracte. Durant les 3 min 51 s qu’a duré la prolongation, les Blues ne sont pratiquement pas sortis du

territoire des Bruins.

«Plus le match avançait, plus notre jeu s’améliorait. De leur côté, ils (les Bruins) ne misaient que sur cinq défenseurs. Ça a fini par jouer en notre faveur, car nous avions un peu plus d’énergie», a indiqué Ryan O’Reilly.

Il faut dire que O’Reilly et ses coéquipiers n’ont pas fait de quartier à leurs adversaires. Ils ont distribué un impressionnant total de 49 mises en échec au cours du match.

Trio maitrisé

Mais ce qui a joué le plus en leur faveur, c’est leur capacité à contenir le trio de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak.

«On essaie de leur rendre la vie le plus difficile possible. On les talonne de près. Ça donne un gros coup de main à nos défenseurs, car on freine un peu leur momentum», a expliqué O’Reilly.

L’entraîneur des Blues a abondé dans le même sens, soulignant au passage le travail de deux de ses arrières.

«On leur oppose différents trios, mais Colton Parayko et Jay Bouwmeester jouent contre eux 90 % du temps», a expliqué Berube.

«Ils font de l’excellent boulot. Tout le monde porte une attention plus particulière lorsque ce trio est sur la patinoire. Quand ces joueurs sont là, on doit bien gérer la rondelle et s’assurer de les garder dans leur zone.»