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Dominé par les Blues

Le premier trio des Bruins est invisible depuis le début de la finale de la Coupe Stanley

Le trio composé de David Pastrnak, Patrice Bergeron et Brad Marchand
est méconnaissable depuis le début de la finale contre les Blues.
Photo AFP Le trio composé de David Pastrnak, Patrice Bergeron et Brad Marchand est méconnaissable depuis le début de la finale contre les Blues.

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BOSTON | Si les Bruins souhaitent redevenir les champions de la Coupe Stanley, ils devront assurément espérer une meilleure performance de leur gros trio. Depuis le début de la finale, rien ne va pour Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak.

Au cours des deux premières rencontres, cette unité a été victime de trois des cinq buts des Blues. Voilà une tenue qui est loin d’être digne d’un candidat au trophée Frank Selke.

« Notre exécution fait défaut dans notre territoire. C’est assurément un aspect du jeu que nous devons améliorer, car tout part de là, a indiqué le Québécois avant l’envolée menant les Bruins à St. Louis, hier. Nous avons également commis beaucoup trop d’erreurs non provoquées. »

Des revirements, Bergeron et Marchand en ont commis plus que leur part lors des deux rencontres disputées au TD Garden. Les feuilles de match en dénombrent quatre pour chacun des deux complices, mais en réalité, il y en a eu un peu plus.

« Je n’ai pas été très bon lors des deux derniers matchs. On ne peut pas continuer à jouer comme ça, a reconnu Marchand, au terme du revers de 3 à 2 encaissé en prolongation, mercredi. Il faut s’appliquer un peu plus sur les petits détails. Les erreurs que nous avons commises sont faciles à éviter. »

Prédiction de Cassidy

Les trois buts inscrits par les Blues aux dépens du trio de Bergeron l’ont été par celui pivoté par Brayden Schenn. Ayant compris qu’il ne gagnerait pas cette confrontation, Bruce Cassidy a vite fait de l’éviter. Chaque fois qu’il tentait sa chance de nouveau, les Bruins passaient un mauvais moment.

Voilà qui n’est pas de bon augure pour Cassidy, puisqu’à St. Louis, c’est Craig Berube qui détiendra le dernier changement. Son objectif sera certainement d’opposer Schenn à Bergeron.

« Ce sera assurément la stratégie des Blues. Ce sera un gros défi pour Bergy, March et Pastrnak. Ils sont capables d’être à la hauteur. J’ai l’impression que le prochain match sera leur meilleur de la série. Ce n’est que pure spéculation, mais j’ai le sentiment que c’est ce qui va se produire », a lancé l’entraîneur-chef des Bruins.

« On doit absolument répondre. Quand un match comme celui-là (mercredi) arrive, tu regardes ce que tu peux améliorer, tu t’arranges pour être meilleur et tu reviens à ce qui t’a permis de connaître du succès », a mentionné Bergeron, victime d’une rare mauvaise soirée dans le cercle des mises en jeu (5 en 13, 38 %).

Incapables de se faire justice

Si Cassidy garde la foi en ses gros canons, c’est que ce n’est pas la première fois depuis le début des présentes séries qu’ils font face à une certaine forme d’adversité. Il a rappelé qu’ils avaient affronté John Tavares et Mitch Marner au premier tour, Artemi Panarin et Cam Atkinson au second, de même que Justin Williams et Jordan Staal en finale d’association.

« C’est notre réalité depuis le début des séries. Ce n’est pas différent. Nous savons ce que nous sommes en mesure d’accomplir », a secondé Bergeron.

La différence, c’est que le Québécois et ses acolytes n’ont pas été en mesure de se faire justice autant qu’ils l’auraient voulu en supériorité numérique. Contrairement à la série précédente. Face aux Blues, les Bostoniens ont marqué seulement deux buts en 10 occasions. Un seul a été réalisé par la première unité d’attaque massive.

À titre comparatif, ces mêmes canons avaient inscrit 8 des 17 buts des Bruins contre les Hurricanes. Six d’entre eux avaient été réussis avec l’avantage d’un homme, et un autre dans un filet désert.