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Gilles Lépine aimerait voir une hausse des dons et commandites

Gilles Lépine, Ex-coordonnateur du programme d’excellence du Rouge et Or
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Gilles Lépine, Ex-coordonnateur du programme d’excellence du Rouge et Or

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Tout juste de retour à Québec après avoir été directeur des sports des Thunderbirds de UBC au cours des trois dernières années, Gilles Lépine est bien placé pour tracer certains constats entre l’un des programmes les plus prestigieux au pays et son alma mater, l’Université Laval, où il a été le coordonnateur du programme d’excellence du Rouge et Or de 2004 à 2016.

Une différence marquante saute aux yeux de Lépine. « La capitalisation est la grosse différence entre les deux programmes, a-t-il affirmé. Seulement l’an dernier, les équipes inter universitaires [de UBC] ont reçu 2,5 millions $ de différents donateurs. C’est fantastique ce que Laval fait avec les moyens dont elle dispose, mais les dons des anciens et les commandites doivent augmenter pour atteindre une autre étape où tu pourras aider davantage les athlètes sinon tu seras toujours en mode financement. McGill a reçu 3,5 millions sur dix ans pour développer le sport féminin et j’espère que ça fera boule de neige. »

Si le football ne souffre pas de cette réalité, en raison de la présence d’un président fort en Jacques Tanguay, ni la natation, qui peut compter sur l’opération Nez Rouge [l’organisme doit son origine à l’ancien entraîneur Jean-Marie De Koninck], la réalité est toute autre pour les autres programmes qui vivent avec les aléas du financement.

« En 1980, au moment des coupures des universités dans les programmes sportifs, Gilles D’Amboise a été visionnaire en s’associant au secteur privé et en mettant sur pied un conseil d’administration pour chaque club du Rouge et Or, a expliqué Lépine qui a été le bras droit de D’Amboise pendant plusieurs années. C’est fascinant de voir ce qu’ils font avec si peu d’argent. »

Philosophie différente

Les Thunderbirds comptent un partisan de premier plan. Embauché en novembre 2016 après avoir occupé le même poste à l’Université de Cincinnati, le recteur Santa J. Ono croit beaucoup au sport.

« Ça n’a pas de bon sens la différence de mentalité. Aux yeux de Professor Ono (qui détient un doctorat en médecine expérimentale de McGill), le sport universitaire représente un investissement et non une dépense. [...] Né à Vancouver, il a grandi aux États-Unis et il possède la philosophie que tout département des sports souhaite de son recteur. En octobre, notre président a rencontré nos entraîneurs pour identifier les besoins qui offriraient à nos équipes une réelle chance de gagner. »

Le département des sports de UBC mise sur un très bon budget et une vaste équipe. « L’Université injecte 2,3 M$ de son budget central. On reçoit 9 M$ des étudiants et un autre 2 M$. Pour le volet intramural et infrastructure, on parle d’une somme de 20 M$ qui s’ajoute. On parle donc d’un budget de 34 M$. »

En comparaison, le budget du Service des activités sportives de l’Université Laval est de 18 millions $.