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L'aéroport de Québec commence un grand ménage

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 Cinq semaines après son arrivée, le nouveau patron de l’aéroport de Québec, Stéphane Poirier, fait déjà sentir sa présence. Deux vice-présidents ont été remerciés et un plan stratégique a été pondu afin d’assurer la santé financière de l’établissement. 

Celui qui succède à Gaëtan Gagné au poste de président et chef de la direction de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) a rencontré les médias pour une première fois, aujourd'hui. Il concède qu’il y a du boulot à faire pour redorer le blason de l’établissement ainsi que pour améliorer les finances. Il a toutefois refusé de parler des choix de l’ancienne administration, misant plutôt sur le futur. 

Photo Stevens Leblanc

«Dans la vie d’un aéroport, YQB est à un moment critique. On sort d’une phase de construction extrêmement intense (de 277 millions $). Maintenant, mon mandat est d’accélérer le développement et de faire une gestion saine et efficace des actifs», indique M. Poirier, souhaitant diversifier les sources de revenus de l’endroit.

Photo Stevens Leblanc

Celui qui succède à Gaëtan Gagné, qui a quitté les lieux au cours des dernières semaines, a rencontré les médias pour une première fois, jeudi.

Le nouveau président et chef de la direction concède qu’il y a du boulot à faire pour redorer le blason de l’établissement ainsi que pour améliorer les finances. Il n’a d’ailleurs pas perdu de temps pour entamer un ménage et d’autres «petits ajustements» dans l’effectif pourraient être à venir. Deux postes de vice-président ont été abolis. Les noms de Serge St-Laurent et de Daniel Perreault ne figurent plus sur le site Internet de l’entreprise. Ils sont aujourd’hui trois.

Durant le point de presse, M. Poirier a toutefois refusé de revenir sur la stratégie d’affaires de l’ancienne administration misant plutôt sur le futur.

Photo Stevens Leblanc

Plusieurs projets

Justement, comme projets dans ses cartons, le président, qui a grandi à Cap-Rouge, projette notamment «à court terme» la construction d’un hôtel. Un terrain est déjà dans sa mire et l’édifice serait relié par une passerelle avec le terminal. Si tout se déroule selon ses plans, l’objectif est de lancer un appel d’offres dès l’an prochain.

En 2011, l’aéroport avait déjà avancé la construction d’un hôtel dans le cadre de son chantier qui atteint aujourd’hui 277 millions $. L’édifice n’a jamais sorti de terre.

Afin d’améliorer ses finances, le nouveau patron envisage aussi l'aménagement d'un parc industriel sur les terrains de l’aéroport ainsi que l’augmentation de l’affichage publicitaire dans l’aérogare. Il ne veut plus dépendre notamment que des frais d’atterrissage.

«Je veux mettre en place une culture d’amélioration continue. Il faut avoir un accent sur le développement des affaires», estime-t-il. «Je veux donner une stratégie commerciale à l’entreprise», poursuit celui qui travaille dans le domaine depuis plus d’une vingtaine d’années. De 2000 à 2016, il a occupé un poste de direction à l’Aéroport de Calgary.

Les cinq priorités de son plan d’affaires sont les passagers, la diversification des revenus, diminuer les frais d’exploitation, mobiliser les ressources humaines et engager des discussions avec les parties prenantes de la région.

Taxes

Toujours avec l’objectif d’améliorer sa situation financière, la direction a aussi entamé des pourparlers avec la Ville pour diminuer son compte de taxes. Elle estime que l’établissement est défavorisé par rapport à d’autres aéroports du Canada en raison des lois fiscales du Québec.

«On paie à la Ville au-dessus de 5 millions $ en taxes et on n’a pas de service de la Ville», déplore M. Poirier, espérant prochainement rencontrer le maire.

«La majorité des aéroports canadiens sont taxés en fonction du nombre de passagers», explique pour sa part Jean-Claude Labbé, président du conseil d'administration. «Cela va de 0,60 $ à 1 $ par passager. À Québec et à Montréal, c’est plus de 3 $ par passager. On veut voir s’il n’y a pas un moyen pour changer la loi», conclut-il.

Actuellement, l’Aéroport de Québec paie 5,3 millions $ annuellement en taxes. Le gouvernement provincial rembourse depuis deux ans 2,5 millions $ de ce montant. L’établissement doit également verser un loyer de 5,5 millions $ à Transport Canada.