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«L’heure bleue»: quand le passé vient bouleverser le présent

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MONTRÉAL – Retrouvailles heureuses ou difficiles? La quatrième saison de «L’heure bleue», actuellement en tournage à Montréal, s’annonce passablement agitée avec l’arrivée impromptue de Véronique (Pascale Bussières), l’ancienne conjointe de Bernard (Benoît Gouin) qu’elle avait quitté, du jour au lendemain, le laissant seul avec leur fils Raphaël (Jean-Philippe Perras).

L’équipe de tournage s’est installée dans une maison anonyme de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, au nord de l’île de Montréal, où les médias ont été accueillis, jeudi après-midi, pour assister à plusieurs scènes. Cette maison dans laquelle le temps semble s’être figé au milieu des années 1970 est le prétexte à l’arrivée de Véronique. Sa mère étant décédée, elle débarque avec l’unique volonté de la vendre au plus vite.

«On ne connaît pas toutes ses intentions au départ, a dévoilé Michel D’Astous, coauteur de la série avec Anne Boyer. Elle va aller frapper à la porte de Bernard alors qu’elle ne l’a pas vu depuis 20 ans, et elle n’a jamais donné de nouvelles. Elle va aussi souhaiter revoir son fils, Raphaël, qui avait cinq ans lorsqu’elle est partie.» L’accueil sera, au départ, assez froid entre la mère et le fils.

«Au fur et à mesure de la saison, on va découvrir qu’elle est une ancienne droguée, elle prenait de l’héroïne. On va également découvrir, à notre grande surprise, que Bernard aussi est un ancien drogué. Elle est ensuite partie en Asie où elle a eu différents emplois. Elle a connu différents hommes et a eu un nouvel enfant, Audrey.»

Méfiant, Bernard va faire appel pour enquêter sur son ex, qui se révèle une menteuse compulsive au caractère cyclothymique.

Nouvelle dynamique

Pascale Bussières était très heureuse de se faire proposer ce nouveau rôle. «C’est une ex-junkie qui débarque dans la série pour foutre un peu le bordel, a expliqué la comédienne. Ça peut paraître classique dans un scénario, mais c’est très bien écrit. Véronique a roulé sa bosse, on va sentir rapidement qu’elle ne résiste pas beaucoup aux plaisirs et à tous les excès. C’est toujours le "fun" de jouer un personnage aussi excessif, d’autant plus qu’elle a un caractère très changeant, pouvant passer rapidement de la douceur à une agressivité impulsive.»

Même si l’action de la série se passe principalement à Cowansville, hormis le quotidien d’Anne-Sophie (Céline Bonnier) qui est désormais installée à Montréal, la grande majorité des cinquante jours de tournage du premier bloc se déroulent en différents lieux sur l’île de Montréal. Seuls deux jours sont prévus dans la ville montérégienne d’ici la fin du tournage, le 22 juin. Un second bloc de tournage est prévu entre septembre et novembre.

«L’heure bleue» reprendra à la rentrée, en septembre, à TVA.