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«Bonis cachés»: Fitzgibbon prêt à faire rouler les têtes à Investissement Québec

Il est prêt à prendre les grands moyens pour faire le ménage

Le ministre de l'Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, a participé ce matin à une conférence portant sur l'intelligence artificielle, en compagnie d'Hélène Desmarais, coprésidente de SCALE AI.
Photo Francis Halin Le ministre de l'Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, a participé ce matin à une conférence portant sur l'intelligence artificielle, en compagnie d'Hélène Desmarais, coprésidente de SCALE AI.

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Le ministre de l'Économie du gouvernement Legault, Pierre Fitzgibbon, est prêt à faire rouler les têtes qu'il faut chez Investissement Québec (IQ) pour mettre fin aux «bonis cachés» dénoncés par la vérificatrice générale.

« Quand on parle de "bonis cachés", ou de cacher des choses, les règles doivent être suivies. Oui, je vais être sérieux de ce côté-là », a dit au Journal le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, quand on lui a demandé s'il était prêt à faire rouler des têtes à Investissement Québec pour faire le ménage.

Le ministre a fait cette déclaration en marge d'un événement portant sur l'intelligence artificielle qui s'est déroulé vendredi matin dans un grand hôtel du centre-ville de Montréal.

«S'il y a eu à Investissement Québec des pratiques qui ne sont pas acceptables, et contraires à la gouvernance des sociétés d'État, les gens vont devoir payer, c'est sûr», est allé jusqu'à dire le ministre.

Jeudi, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a déposé un rapport dévastateur à l'endroit de certaines sociétés d'État.

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«L’information présentée par les sociétés d’État concernant la rémunération de leurs hauts dirigeants est insuffisante, ce qui nuit à la transparence et à l’imputabilité des décideurs», a-t-elle indiqué de son rapport.

Choqué

Au ledemain de sa publication, M. Fitzgibbon s'est engagé à plus de transparence, et s'est montré agacé par ces agissements. «Se payer des bonis sans le divulguer, ça me choque. Il faut être transparent. Je m'engage à l'être», a-t-il ajouté.

Après la controverse entourant l'embauche du nouveau PDG d'Investissement Québec, Guy LeBlanc, le ministre de l'Économie s'est aussi engagé à faire preuve de transparence quand viendra le temps de lui octroyer un boni.

« M. Leblanc va avoir un salaire de 500 000$. Ça, c'est fixe. Beau temps, mauvais temps. Sa bonification va être entre zéro et 450 000$. C'est clair que l'année prochaine, quand on va lui payer un boni, peu importe le chiffre, on va devoir expliquer à la population pourquoi il a X montant en boni. C'est l'hygiène de base », a-t-il résumé.

Pas d'ingérence

M. Fitzgibbon a également voulu calmer le jeu concernant les craintes d'ingérence politique des syndicats qui ont peur que les employés du ministère qui rejoignent Investissement Québec soient plus vulnérables qu'avant aux pressions politiques, comme l'a révélé vendredi notre Bureau d'enquête.

« Non, pas plus qu'il n'y en a eu dans le passé», a-t-il répondu du tac au tac lorsqu'on lui a demandé si cette fusion pouvait prêter flanc à plus d'ingérence politique dans un avenir rapproché.