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Coupe de ses prestations d’aide sociale: flot de réactions pour une femme souffrant d’un handicap intellectuel

Harold Lebel
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS Harold Lebel

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SAGUENAY – L’histoire de Mélanie Dumais, cette jeune femme du Saguenay–Lac-Saint-Jean atteinte d’un handicap intellectuel qui sera privée de ses prestations d’aide sociale parce qu’elle vit en couple, provoque beaucoup de réactions.

Le porte-parole en matière de Solidarité sociale pour le Parti québécois, Harold Lebel, estime que cette situation est carrément inacceptable.

Ce dernier rappelle qu’il avait tenté de convaincre le gouvernement précédent d’apporter des modifications à la loi, afin qu’on tienne compte de la réalité particulière de certaines personnes, comme celle de Mélanie Dumais, qui souffre d’un handicap intellectuel et qui ne peut travailler ou vivre seule.

«Elle ne pourra jamais travailler. On va l’empêcher d’être avec son chum toute sa vie? C’est une dérive, à mon avis, et c’est l’application de la loi de façon mur à mur qui provoque cette dérive-là. C’est une loi qui manque de cœur», a dit Harold Lebel, vendredi.

«On veut que le système s’applique à tout le monde. Mais quand on entend cette personne qui a vraiment besoin de cette aide de dernier recours, c’est triste que ça s’applique à elle aussi, à une personne qui a un handicap, qui veut garder son autonomie et avoir un amoureux. Elle veut s’en sortir, mais elle devient un fardeau parce que la loi est comme ça», a commenté l’analyste judiciaire François-David Bernier, sur les ondes de LCN.

En ce qui concerne le ministre de la Solidarité sociale, Jean Boulet, son attachée politique a confirmé à TVA Nouvelles qu’une réflexion sur les programmes actuels sera entreprise, particulièrement en ce qui concerne les personnes qui ont des contraintes sévères à l’emploi.