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De la concurrence pour BIXI: JUMP débarque à Montréal

De la concurrence pour BIXI: JUMP débarque à Montréal
Photo AFP

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MONTRÉAL – Uber a présenté vendredi ses vélos électriques JUMP à Montréal, qui feront compétition à BIXI même s’ils sont beaucoup plus coûteux à l’utilisation.

Contrairement aux BIXI, les vélos JUMP sont équipés d’une assistance électrique au pédalage et vont donc plus vite qu’un vélo traditionnel (jusqu’à 32 km/h), tout en demandant moins d’efforts.

Les vélos JUMP n’ont pas besoin d’être stationnés à une station précise et peuvent ainsi être cadenassés sur n’importe quel support à vélo de la ville.

Pour utiliser un JUMP, il faut passer par l’application d’Uber. Le vélo se déverrouille lorsque l’utilisateur numérise le code QR de la monture avec son téléphone.

Ce faisant, le cadenas intégré se débarre et le vélo est immédiatement disponible.

Le compteur est alors activé: la location coûte 30 cents la minute. Pour une heure d’utilisation, il vous en coûtera donc 18$. Chez BIXI, un déplacement de moins de 30 minutes coûte 2,95$.

Les vélos sont également munis d’un GPS, permettant à l’entreprise de les retracer.

«Chaque vélo doit être identifié avec une adresse web et un numéro de téléphone où l’on peut signaler des nuisances. Les opérateurs ont deux heures, dans les heures ouvrables, pour régler le problème. Sinon, la Ville s’en occupe aux frais de l’opérateur», a expliqué Éric Alan Caldwell, responsable des transports au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Plusieurs centaines de vélos seront déployés graduellement à Montréal, mais Uber refuse de dire quand exactement. En comparaison, BIXI compte plus de 7000 vélos dans la métropole.

«Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a un transfert de courses Uber ou d’autres moyens motorisés vers des moyens de transport de nouvelle mobilité. On parle d’une diminution de 10% d’utilisateurs d’Uber pour une augmentation de 15% du vélo», a expliqué le porte-parole d’Uber Canada, Jean-Christophe de Le Rue, à TVA Nouvelles.

Uber n’a toujours pas présenté sa demande de permis à la Ville, mais l’entreprise espère déployer ses vélos d’ici la mi-juin.