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Le site doit être plus sécuritaire

La coroner conclut que Maïté Viens est morte par noyade et émet des recommandations sur ce secteur

Usé et dangereux, l’escalier du chemin des chutes a été condamné pour la saison estivale 2019. 
Photo Jean-François Racine Usé et dangereux, l’escalier du chemin des chutes a été condamné pour la saison estivale 2019. 

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La coroner confirme le décès par noyade dans le dossier de Maïté Viens, survenu en mai 2017, et recommande une meilleure gestion des accès au site des chutes Jean-Larose, notamment l’interdiction d’accès au site lorsque celui-ci est fermé et lors de crues importantes.

Dans son rapport, Me Andrée Kronström relève que l’accès aux sentiers aux abords de la rivière Jean-Larose demeure facile, même lorsque le site est fermé.

Elle fait également état de la méconnaissance des dangers de l’eau vive, particulièrement en période de crues printanières et de fortes pluies.

« En mai 2017, la rivière Jean-Larose était gorgée d’eau [...] Il faut savoir que le courant est plus fort, particulièrement où il y a un rétrécissement de l’aire d’écoulement, comme à l’approche d’une chute », est-il indiqué dans le rapport.

Me Kronström estime qu’il serait utopique de fermer l’accès aux plans d’eau et recommande donc à la Société de sauvetage du Québec de déployer, avec la collaboration de la Station Mont-Sainte-Anne, un ensemble de mesures pour mieux sensibiliser la population.

La mère de Maïté Viens n’est pas surprise du contenu du rapport. « Je pense que ça n’ira jamais aussi bien que ça allait avant cette journée-là. Maintenant, on est juste en train d’apprendre à vivre avec cet événement-là », a dit Lancy Cummings à TVA Nouvelles.

Deux ans après le drame, l’escalier près des chutes a été condamné au moins pour l’été à venir. Les premières planches ont été sciées volontairement. Toutefois, un simple cordon orange empêche l’accès aux autres marches chambranlantes.

Sécurité à optimiser

La coroner recommande également d’interdire l’accès aux sentiers des chutes lorsque le site est fermé ou lors de crues importantes.

Reynald Hawkins, de la Société de sauvetage, indique que l’organisation est à élaborer un guide sur l’aménagement sécuritaire des plans d’eau, lorsqu’un exploitant ou une Ville veut redonner les rives à ses citoyens.

«Ça permettra la collaboration avec le Mont-Sainte-Anne, mais aussi avec d’autres organismes qui veulent redonner les rives des plans d’eau à la population», précise-t-il.

Le 21 mai 2017, la jeune femme de 21 ans avait perdu pied près de la rivière qui mène aux chutes Jean-Larose, à Beaupré. Elle a été entraînée jusqu’au deuxième bassin des chutes où son corps a été enseveli sous une quinzaine de pieds d’alluvions.

24 jours de recherches

Les recherches pour récupérer sa dépouille avaient duré 24 jours et marqué le Québec entier. Des citoyens, des plongeurs d’une entreprise privée, ceux de la Sûreté du Québec et des membres de la famille avaient tout fait pour retrouver le corps de la jeune femme.

C’est finalement une excavatrice héliportée au pied des chutes qui a permis de récupérer la dépouille.

— Avec la collaboration de Jean-François Racine

La victime Maïté Viens

Usé et dangereux, l’escalier du chemin des chutes a été condamné pour la saison estivale 2019. 
Photo tiré de Facebook
  • 21 ans
  • Originaire des Îles-de-la-Madeleine
  • Décédée le 21 mai 2017, noyée après avoir sombré dans la rivière Jean-Larose
  • 24 jours de recherche ont été nécessaires pour retrouver sa dépouille
  • Elle a été retrouvée dans le deuxième bassin des chutes, sous 4,5 mètres d’alluvions