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France: l’accès au Mont-Blanc désormais strictement encadré

France: l’accès au Mont-Blanc désormais strictement encadré
AFP

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Les alpinistes voulant escalader le Mont-Blanc - le plus haut sommet français - par la voie normale ne pourront désormais plus le faire sans une réservation dans un des refuges de l’itinéraire, selon un arrêté signé vendredi par les autorités régionales.

Le Mont-Blanc attire chaque année près de 25 000 alpinistes, entraînant « des phénomènes de surfréquentation des refuges, des problèmes de sécurité des pratiquants, et ponctuellement des incivilités et des atteintes à l’ordre public », avait constaté la préfecture de Haute-Savoie (est) début avril.

Comme cette ascension par la voie normale « implique, pour une grande majorité d’ascensionnistes, au moins une nuit de repos sur l’itinéraire », le préfet, Pierre Lambert, a décidé d’encadrer très strictement cet hébergement.

Il a fait remarquer que la « surfréquentation des hébergements » ont entraîné des risques « sanitaires » et de sécurité, allant jusqu’à des menaces physiques contre un gardien de refuge.

À partir de samedi et jusqu’au 29 septembre, les alpinistes ne pourront plus accéder à l’itinéraire sans détenir une réservation à l’un de ses refuges.

Le préfet rappelle que camper en site classé est passible de deux ans de prison et 300 000 euros d’amende, et que « toute personne faisant acte de rébellion » contre les personnes chargées de mettre en oeuvre cet arrêté encourt deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, voire trois ans et 45 000 euros s’il s’agit d’un groupe.

L’arrêté ne concerne pas « les personnes se présentant dans un état de détresse ».

Le 8 avril, la préfecture avait également annoncé des opérations de sécurisation des itinéraires du Mont-Blanc, notamment un balisage lumineux différent pour l’ascension et la descente.

Le maire de Saint-Gervais, d’où partent la plupart des expéditions, Jean-Marc Peillex, a qualifié auprès de l’AFP l’arrêté « d’aboutissement de quinze ans de combat pour que le Mont-Blanc soit respecté et que les alpinistes puissent en jouir sans excès ».

Il a déploré avoir lutté « en solitaire dans l’indifférence voire la résistance de bien trop d’élus » français, mais s’est réjoui de voir son combat « conforté » par notamment le bon résultat des écologistes aux élections européennes.