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Il avait sa marque de pot pour rivaliser avec la SQDC

La police de Saint-Jean a perquisitionné un véritable supermarché de la drogue

Des sommes d’argent et de la cocaïne (les sachets en haut sur la photo) ont été saisies à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Photo courtoisie Des sommes d’argent et de la cocaïne (les sachets en haut sur la photo) ont été saisies à Saint-Jean-sur-Richelieu.

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La police de Saint-Jean-sur-Richelieu a effectué mardi soir une saisie de stupéfiants comprenant plus de 5000 comprimés de toutes sortes chez un homme qui commercialisait ses produits tel un supermarché.

Éric Landriault, 38 ans, fait aujourd’hui face à 10 chefs d’accusation de possession et de trafic de stupéfiants après avoir « commercialisé » sa propre marque illégale de drogue pendant plus de deux ans, donnant l’impression de vouloir faire concurrence à la Société québécoise de cannabis (SQDC).

La totale

« C’était une vraie pharmacie. Il avait la totale. Il faut avoir du front pour se partir une marque et identifier ses sachets comme il le faisait », a ironisé hier l’enquêteur du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu René Beauchemin.

Entre 15 et 20 produits se trouvaient dans ce qui a été saisi, ont indiqué les enquêteurs.

Si bien que Landriault étiquetait ses produits pour répondre adéquatement à la demande de ses clients.

Les multiples stupéfiants portaient l’emblème « FUCK OFF ».

Au total, le trafiquant était en possession de 3,2 kg de cannabis, 5100 comprimés de méthamphétamines, 105 g de cocaïne, 1100 comprimés d’une autre nature, 6100 $ comptant, du speed et des opiacés qui devront être analysés.

Plusieurs produits, dont le cannabis, étaient étiquetés de la marque « FUCK OFF ».
Photo Jonathan Tremblay
Plusieurs produits, dont le cannabis, étaient étiquetés de la marque « FUCK OFF ».

Très organisé

Le vendeur clandestin était équipé de plusieurs balances, de sachets de diverses couleurs, d’un ordinateur et d’un cellulaire, qui ont été conservés par les autorités.

Lors de son arrestation, une grande quantité de ces effets se trouvaient avec lui. Le reste a été trouvé lors d’une perquisition de sa résidence, rue Guertin, secteur d’Iberville.

Selon les informations dévoilées, Landriault était « très organisé ». Il travaillait également en partenariat avec un complice de 35 ans dont l’identité ne peut être révélée puisqu’il n’a pas encore été officiellement accusé.

Son compte bancaire a aussi été bloqué, car les enquêteurs ont des raisons de croire que l’homme transigeait par virements avec sa clientèle.

Plus de 5000 comprimés de métamphétamine figuraient dans la longue liste des produits saisis par la police.
Photo Jonathan Tremblay
Plus de 5000 comprimés de métamphétamine figuraient dans la longue liste des produits saisis par la police.

Aidé par le public

Cette enquête, qui a débuté au mois d’avril, a été réalisée par le groupe OCTO, dont une part du mandat vise à contrer la contrebande sur le territoire. Elle s’est conclue par ce « grand succès, en majeure partie grâce aux informations du public », a précisé l’enquêteur Beauchemin.

Landriault n’avait aucun antécédent en la matière. Il a comparu devant le tribunal mercredi matin, et demeurera détenu jusqu’à son enquête sur remise en liberté, lundi, au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu.


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