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Les motards ne sont pas des vedettes

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« Les bandes de motards hors-la-loi ne regroupent pas d’honnêtes citoyens. Les membres de ces organisations ne sont pas des vedettes de cinéma. Leur univers est violent. Leur parole est mensonge. Ne soyez pas naïf. Ne vous laissez pas berner. »

Quand j’ai vu ce message sur Twitter, je me suis dit que la Sûreté du Québec prenait vraiment les grands moyens pour réveiller la population.

La SQ est tannée que des bons citoyens aiment les pages Facebook des motards, achètent des t-shirts à l’effigie des motards, se rendent à des événements de motards, bref, qu’ils prennent les motards pour des héros et non des zéros.

Quand t’es rendu que la police doit te rappeler que les criminels ne sont pas des vedettes de cinéma, c’est peut-être que le cinéma a trop banalisé les criminels...

IL PADRINO

Le message Twitter de la Sûreté du Québec vise à nous rappeler (duh !) que les motards sont des criminels dangereux.

Cette campagne est accompagnée de vidéos sur YouTube, dans lesquelles on voit, entre autres, un homme se faire tirer à bout portant dans sa voiture. C’est frappant. Tout ça fait partie d’une opération pancanadienne, impliquant la GRC. J’ai accroché sur une phrase du communiqué publié par la Gendarmerie royale : « Malheureusement, ces dernières années, plusieurs émissions télévisées populaires ont présenté sous un jour favorable le mode de vie des gangsters et ont probablement aidé les groupes du crime organisé à attirer des recrues et des supporteurs. »

Je ne sais pas à quelles émissions la GRC fait référence, mais c’est sûr que chaque fois que tu montres un salaud à la télé, quelqu’un de pas trop intelligent va trouver son mode de vie « ben chill ».

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Il y a deux ans, en voyage en Sicile, j’ai visité Corleone. Ce petit village pittoresque est connu pour avoir donné son nom au personnage du parrain dans le roman de Mario Puzo et son adaptation au cinéma.

À Corleone, j’ai visité un centre de lutte contre la mafia, une sorte de musée de la pègre, où on retrouve toute l’histoire de leurs meurtres et crimes sordides, avec photos, témoignages, etc.

Mais dès que vous sortez de ce musée des horreurs, vous trouvez des magasins de souvenirs qui vendent des briquets, des tasses, des t-shirts et des patentes en plastique... à l’effigie du Parrain.

J’ai toujours eu un malaise avec les séries ou les films mettant en vedette des ripoux. J’ai adoré Narcos, mais je n’en revenais pas que les gens développent une empathie pour Pablo Escobar, qui n’hésitait pas à faire assassiner policiers ou politiciens.

LA CHAPETTE

Parlant de criminels psychopathes dangereux, Narcos PQ, sur illico, le grand reportage coréalisé par Félix Séguin et Ninon Pednault, donne froid dans le dos.

J’ai été estomaquée d’apprendre l’existence d’une Québécoise (qu’on ne peut nommer), belle comme le jour, qui était la conjointe du bras droit d’El Chapo, et qui a été impliquée dans le trafic de drogue à Montréal. Une fille de Saint-Eustache !

Celle qui est maintenant quelque part en Amérique latine, a peut-être fait importer la drogue qui a fait mourir votre voisin ou votre cousine de surdose.

De grâce, n’en faisons pas une héroïne !