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États-Unis: au moins 11 morts dans une fusillade en Virginie

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AFP

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 Un employé des services municipaux de la Virginie a ouvert le feu vendredi dans un bâtiment de la ville, faisant 11 morts avant d’être lui-même abattu par la police. 

 Cette énième tragédie, dans un pays marqué par la violence des armes à feu, s’est produite à Virginia Beach, une ville de 450 000 habitants située à environ 300 kilomètres au sud de la capitale fédérale, Washington. 

 « Nous avons 11 victimes décédées sur les lieux, six victimes supplémentaires transportées vers les hôpitaux » de la région, a déclaré James Cervera, le chef de la police de Virginia Beach. Le tireur était un employé municipal, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse. 

 Le responsable policier n’a pas été en mesure d’indiquer l’état des personnes blessées, mais a précisé qu’un policier avait été touché et « sauvé » par son gilet pare-balles. 

 Il était peu après 16 h vendredi quand le suspect, « un employé de longue date », est entré dans le bâtiment et a commencé « immédiatement à tirer à l’aveugle sur toutes les victimes », a raconté M. Cervera. 

 La police est ensuite intervenue. « Le suspect a tiré sur un policier. Les policiers ont ouvert le feu en retour. Le suspect est décédé », a précisé le chef de la police de Virginia Beach. 

 « Une éternité »  

 Megan Blanton, 30 ans, était dans le bâtiment quand le tireur a ouvert le feu. 

 « Cela m’a semblé une éternité », a-t-elle témoigné au journal local The Virginian-Pilot

 Arthur Felton est parvenu à évacuer l’immeuble après le début de la fusillade. 

 « Je n’aurais jamais pensé que ça arrive dans mon bâtiment », a confié cet employé de la Ville, cité également par le quotidien. « Les gens qui ont été touchés... je suis sûr que je connais la plupart d’entre eux », a-t-il précisé. 

 « C’est simplement un jour atroce (...) Nos pensées vont aux victimes et les familles », a indiqué aux journalistes le gouverneur de l’État de Virginie, Ralph Northam, en annonçant se rendre sur place. 

 « Je suis effondré », a réagi sur Twitter le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine. « Mon cœur est avec tous ceux qui ont perdu un être cher », a poursuivi l’ancien colistier d’Hillary Clinton à la présidentielle 2016. 

 Les États-Unis sont régulièrement endeuillés par des fusillades de ce type. 

 Le 20 avril dernier, le pays a commémoré le vingtième anniversaire de la tuerie du lycée Columbine, dans le Colorado, où deux lycéens avaient ouvert le feu et tué douze de leurs camarades et un professeur. 

 Aux États-Unis, pays où le droit de détenir une arme est garanti par le deuxième amendement à la Constitution, il y a eu 150 fusillades ayant fait plus de quatre victimes (blessées ou décédées) depuis le début de l’année 2019, selon Gun Violence Archive, une ONG spécialisée dans l’analyse des violences par armes à feu. 

 Siège de la NRA  

 La question des violences armées prend une dimension particulière en Virginie, car c’est dans cet État que siège la National Rifle Association (NRA), le premier lobby des armes aux États-Unis. 

 Cet État traditionnellement conservateur, mais qui se colore démocrate à mesure qu’il s’urbanise et se diversifie, a été le théâtre en 2007 d’une fusillade particulièrement meurtrière: un étudiant instable mentalement avait abattu 32 personnes sur le campus de l’université Virginia Tech.