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Voici pourquoi certaines villes en Alberta n’ont aucun rat

Les rats sortent des égouts
Photo d'archives

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Certaines villes en Alberta n’ont pratiquement pas de rats, et ce n’est pas un hasard.   

L’exterminateur spécialiste de la gestion parasitaire Harold Leavy était avec Mario Dumont, vendredi, à QUB radio, pour en parler.    

Tout ça aurait commencé par un événement déclencheur bien particulier.    

«Il y a eu, autour des années 1950, un cas où on a trouvé les fameux rats qui, en Europe, ont apporté la peste un moment donné. On en a trouvé une couple, ce qui a fait très peur aux gens», a expliqué Harold Leavy.    

Il assure que les rats norvégiens, que l’on retrouve à Montréal, ne peuvent pas être porteurs de cette maladie.    

À la suite de ces découvertes, les Albertains ont pris les choses en main.   

«Ils ont parti des patrouilles antirats un peu partout. Dans les dépotoirs, il y a des équipes qui sont là pour les éliminer», a expliqué Leavy.    

«Quand les gens se plaignent [...] , d’abord, il y a des lignes ouvertes pour les rats. Les gens savent comment ça fonctionne parce qu’ils savent comment ça peut faire des dommages. Il y a beaucoup d’informations qui sont données pour savoir quoi faire et quoi ne pas faire. Vous n’avez pas le droit en Alberta d’avoir des rats domestiques. C’est complètement interdit», a-t-il ajouté.    

Toujours selon Harold Leavy, les Albertains vérifient régulièrement les chargements aux frontières. Les systèmes d’égouts sont également inspectés.    

«On a cru que c’était important et on a tout fait pour régler le problème, a-t-il indiqué. Il y a un cas d’infestation ou deux par année. Ça ne dépasse pas ça. C’est correct parce que les rats transportent des maladies, ils souillent la nourriture. On doit tout faire pour éliminer les rats en ville.»   

Des rats partout dans les villes  

Il y aurait, selon M. Leavy, environ 2 à 3 rats par habitant dans toutes les grandes villes du monde.    

Les infrastructures en mauvais état seraient l’une des raisons pour lesquelles il y en a beaucoup à Montréal.      

«S’il y en a 6 millions et que j’en élimine 99%... dans 4 ans, 3 ans, il y en a la même quantité», a fait remarquer Leavy.    

Les rats régulent eux-mêmes leur population, c’est pourquoi le nombre stagne à un moment donné. «La mère tue ses petits. Il apparaît toute sorte de trucs. L’homosexualité apparaît, ce qui n’est pas nécessairement normal chez eux. Le viol apparaît. Ils s’entretuent entre eux.»   

Du moment que les égouts sont brisés et que les rats peuvent sortir en surface, leur bassin de population peut ainsi croître en raison de la nourriture disponible. C’est pourquoi, à New York, la situation est hors de contrôle, selon M. Leavy.    

Une saine gestion des déchets et des infrastructures, et le fait de s’attarder sérieusement aux signalements de rats sont la solution au problème, à son avis.    

ÉCOUTEZ Harold Leavy à QUB radio: